Col., IV, 7; Eph., vi
4. Si l'épUro dite aux Éphésiens était l'épître aux Laodicéens meniioniiée dans Col., iv, 16, on ne comprendrait pas bien que saint Paul ordonnât aux deux Églises de se prêter mutuellement deux écrits si semblables. En outre, puisque l'épître adressée aux
INTRODUCTION. xxi
mettre des copies d'une sorte de lettre circulaire où le nom de l'Eglise destinataire était en blanc, et qui serait l'épître dite aux Éphésiens*. En passant à Ephèse, Tychique put montrer cette lettre ouverte aux Ephésiens, et il est permis de supposer que ceux-ci en prirent un exemplaire ou en gardèrent copie. La ressemblance de cette épître générale avec l'épître aux Colossiens viendrait, ou bien de ce qu'un homme qui écrit plusieurs lettres à quelques jours d'intervalle et qui est préoccupé d'un certain nombre d'idées fixes retombe sans s'en apercevoir dans les mêmes expressions, ou plutôt de ce que Paul aurait chargé soit Timothée- soit Tychique de composer la circulaire en calquant l'épître aux Colossiens et en écartant tout ce qui avait un caractère topique \ Le
Colossiens, avec lesquels Paul n'avait pas eu de rapports personnels (Col., II, 1), renferme une partie topique, des salutations, etc., pourquoi l'épître aux Laodicéens n'en aurait-elle pas? Enfin, on n'explique pas comment èv Aac.S'i/.eta serait devenu èv Écpecw, ou aurait disparu.