‹ Saint Paul [microform]Chapitre 61 sur 100 · Aib · texte numérisé non relu

Aib

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18. y.al 6[j.£ïç £(7£c:0£ [xoi £tç utoùç y.al Ouy^'t^sp^Ç» XÉYci xuptoç TCavTOxpatwp ».

ne pas recevoir on vain sa grâce. II précise maintenant, il les supplie en accents très humains, on son propre nom de père aimant, après celui du Christ, d'écarter les obstacles qui s'opposent à leur confiance réciproque; parce qu'ils empêchent ou affaiblissent leur communion sur le plan où vit leur Apôtre.

Ce n'est dom pas tant contre les « intrus » et les libertins que Paul veut prémunir la communauté, puisque c'est tout d'abord aux « libertins « qu'il s'adresse pour les ramener (contre Lûf^ert) et que les « intrus » sont des gens qu'il faut plutôt faii'o sortir du milieu que de dire : « Sortez d'au milieu d'eux » [infra, v, 17). Toute l'admonestation présente est dirigée contre le contact démoralisant avec les païens eux-mô'.'nes qui avait repris peu à peu sa nuisance. Les expressions telles que « infidèles », « iniquité », « ténèbres », « idoles », empêchent toute équivoque sur ce point.

Chercher à effacer la distinction entre chrétiens et païens dans les manières de vivre quotidiennes, c'est vouloir instituer un monde bâtard, gros de déceptions et de ruines comme les alliances de famille mal assorties. Paul, dans I Cor., recommandait aux chrétiens la sociabilité, mais elle ne peut aller sans désastres jusqu'à la fusion dans les habitudes; il ne s'agit pas seulement de « mariages mixtes ». Qiïv Eph. V, 7, où reparaîtront les mômes termes « lumière », « ténèbres » au sens spirituel et moral, qui préludent à la mystique johannique. Le paganisme et ses mœurs, auxquelles il faudrait sacrifier, sont sous la domination du « prince de ce monde », de Bélial, — que Paul, plusieurs fois en cette épître, prend corps à corps comme l'ennemi irréductible dont les embûches se dressent partout. Les chrétiens, au contraire, considérés dans la colleclivité de l'Église comme en chacune de leurs Ames régénérées, sont « le temple de Dieu » (voir I Cor., notre comm. à m, 16-s., VI, 19; Ep]i. II, 21). Le vulgaire bon sens dit qu'aucun accord de fond n'est possible.

Ces injonctions rappellent celles que Paul avait dû donner des premières, dans la « lettre précanonique » (v. I Cor., v, 9-s.). Les fidèles ne peuvent « sortir de ce monde », mais doivent se garder continuellement de l'esprit du monde. Dans une ville pnreille à Corinthe, les dangers de repaganisation des convertis devaient renaître continuellement, et la longue absence de Paul, malgré ses lettres, avait laissé décliner la constance de chrétiens encore mal affermis. Il était urgent qu'il reprît toute son autorité.

• A. 17-18. XÉyst y.ûpio; est omis K, Tert., al. — àxaOâpxou neutre [C/trys.) — Ces versets sont encore strophiques, mais du seul fait du parallélisme hébreu. La citation est encore faite de réminiscences diverses; voir /s. lu, 11, Jer. u, 45, Ezech. XX, 34, 41; cfr Apoc. xviii, 4; et, pour le second verset, II Sam. vn, 14, /s. xliii, 6 (« fils » et « filles »), Jer. xxxi, 9, xxxii, 38, Osée, i, 10, Amas (LXX), iv, 13, Sophonie, in, 20 (LXX) — 7:av-:o/.pâTojp, épithèto do Dieu, fréquent dans l'A. T., cfr Apoc, 9 fois; pour tout le membre de phrase, cfr II Sam. vu, 8, dans les LXX.

B. 17-18. Paul prescrit aux croyants de sortir, non du monde de leurs concitoyens, où ils doivent au contraire agir comme un ferment, mais du milieu moral

16. et quel accommodement entre le temple de Dieu et les idoles?

Car nous sommes, nous, le temple du Dieu vivant; ainsi que Dieu l'a dit : « J'habiterai au milieu d'eux et j'y circulerai, et je serai leur Dieu, et eux seront mon peuple »,

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