‹ Saint Paul [microform] (volume 2)Chapitre 2 sur 110 · IT AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

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nely par exemple, la réponse aux préoccupations anciennes, il y avait intérêt à compléter ses démonstrations en montrant, dans l'exégèse indépendante, un retour vers l'exégèse catholique sur les débri» de l'exégèse luthérienne.

Le commentaire de l'Épîtr© aux Romains par Luther, en 1515- 1516, est vraiment le point de départ de la Réforme. Elle s'est établie sur la négation de la justice intérieure et de la réalité efficace des sacrements, cause instrumentale de la grâce. De nombreux critiques modernes nés dans le protestantisme, professeurs dam des universités qui se disent protestantes, avouent que Paul a été mal compris. Ils continuent à exalter le génie de Luther, mais o« génie s'est exercé à propos de l'Epître aux Romains par des contresens exégétiques. Il y avait intérêt à insister sur ces points au moment où l'on va célébrer, sans doute avec éclat, le quatrième centenaire de» débuts de la religion prétendue réformée.

Mais la tâche n'en devenait que plus ardue, et plus les matériaux s'accumulent, plus il est difficile de les classer. Cet embarras se fait se*ntir de plus en plus dans l'exégèse. Il est d'autant plus sensible dans l'Épître aux Romains qu'elle constitue un véritable traité dogmatique, et que le principal soin de l'exégète doit toujours être de dégager les grandes lignes de la doctrine et de marquer l'enohaînement des déductions. Pour y parvenir sans détriment pour l'explication philologique, quelques savants ont scindé le commentaire, en présentant séparément une explication succincte de la pensée, en forme de paraphrase plus ou moins développée {Sanday et Headlam, Kûhl)^ et séparément l'analyse des mots et des phrases. On pourrait encore mettre à part la mention des variantes et un compte rendu des anciennes opinions {Cornely). De plus le eommentateur catholique ne peut négliger tout à fait la Vulgate. Cette fois Cornely a pris le parti de bloquer; en réalité il explique le texte grec ; c'est le seul fondement de son commentaire ; mais il a soin de le retraduire en latin en corrigeant la Yulgate.

Quel parti prendre?

Il m'a paru que la critique textuelle s'est tellement développée qu'elle constitue une science pour ainsi dire séparée, et dont les résultats généraux sont acquis. Je me suis contenté de traiter des

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