‹ Saint Paul [microform] (volume 2)Chapitre 25 sur 110 · LXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXVIII INTRODUCTION

H n'est ordinairement pas douteux. Nous avons donc là un groupe d'excellents manuscrits. Le texte qu'ils représentent est-il un texte recensé? Soden ne l'a pas prouvé, car quelques particularités d'orthographe ne prouvent point une recension délibérée.

K offre plutôt l'aspect d'un texte recensé; il en a la note caractéristique, le souci d'une certaine forme de la langue. Je ne le vois représenté parmi les onoiaux que par L, ms. du ix° siècle. Il a la masse des cursifs; c'est le texte du moyen âge. Soden y distingue deux nuances moins saines que le corps principal; c'est K°, forme mélangée qui est représentée par la polyglotte d'Alcala [Complutensis], et K*", forme usitée pour les lectionnaires. Peut-on prétendre que la recension obtenue à l'aide de ce matériel ait la valeur du groupe H?

Mais la quotité mystérieuse de Soden, c'est toujours la recension I. Ici point de groupe dominant qui soit comme le gros de l'armée. La notation I* indique tous les individus et les sous-groupes qui sont caractérisés par plus ou moins d'emprunts à K ou à Origène, plus ou moins de penchant pour l'harmonisation avec les passages parallèles. A côté de cette masse assez amorphe, il y a deux séries : c'est P et I" qui remontent au même groupe, mais qui sont plus influencés par K que P, P l'étant à son tour plus que P, qui se rapproche plus d'Origène.

On nous donne ce I comme une recension, et une recension de Palestine. L'origine locale serait établie surtout par l'usage d'Eusèbe. Or, si l'on s'en rapporte à l'apparat, que je n'ai consulté, il est vrai, que pour l'Épître aux Romains, Eusèbe va toujours avec Origène, aauf dans deux cas : viii, 26 où il va avec K; ix, 3 où il est seul. Comme l'influence d'Origène suffit très largement à expliquer les préférences d'Eusèbe, on ne voit pas qu'il prête un grand appui à l'origine palestinienne de I.

Mais est-ce même une recension, et une recension orientale?

Les représentants les meilleurs de I sont sans doute ceux qui ont été collationnés complètement et mot à mot, auxquels Soden donne les chiffres 55 56 64 65 70 minuscules du x* siècle, et bon nombre d'autres. Mais il faut ranger aussi dans la recension P un groupe bien connu, celui des mss. gréco-latins de Paul ; D (1) Claroinontanus, du vi« siècle; E Sangermanensisj copie du précédent et par conséquent négligeable; G Boernerianus, du ix" siècle; F Augiensis, du ix^ siècle (dans Soden, 1026, 1027, 1028, 1029).

Depuis longtemps ces mss. ont excité l'attention. Gorssen (2) a démontré qu'ils ont un même ancêtre : G et F ont un ancêtre commun,

(1) Ce ms. n'a rien de commun avec D des évangil€«.

(2) ZNfV., 1909, 1-46; 97-lOiiî.

INTIIODUCTION. LXIX

qui lui-même dépend de l'ancêtre de D. Soden a complété et enrichi cette démonstration. Mais de plus il a montré, ce qui était clair pour moi depuis longtemps, que non seulement ces mss. peuvent être qualifiés d'occidentaux; il y a plus, ils latinisent formellement, c'està-dire que leur g^rec a été souvent changé — surtout dans G et F — pour être mis en harmonie avec le latin. Sans doute ce phénomène n'empêche pas qu'ils ne contiennent d'excellentes leçons, mais il jette un doute sur beaucoup de variantes.

Et peut-on mettre une masse aussi bigarrée en balance avec les anciens onciaux?

Dans la critique de Sanday-Headlam, les mss. gréco-latins formaient un groupe imposant, représentant la tradition occidentale ; s'ils sont, comme nous le croyons, latinisants, leur importance diminue.

D'autant que M. von Soden a reconnu lui-même combien était fragile le principe qui lui permet de distinguer ses trois recensions.

Enlevées les variantes manifestement secondaires, il lui a paru que chacun des trois groupes avait vraiment des leçons propres. Comme deux leçons différentes ne peuvent être primitives, on regardera celle que tiennent deux groupes pour primitive, et celle du troisième sera donc l'œuvre d'un recenseur. Oui, à moins qu'elle ne soit plus ancienne que l'époque des recensions, soit le commencement du m^ siècle, et c'est ce que concède M. von Soden dans une phrase qui nous paraît meurtrière pour sa théorie : « Les plus importantes des leçons particulières à chaque recension viennent naturellement d'une tradition qui leur inspirait confiance pour une raison quelconque, c'est-à-dire que ces leçons particulières sont plus anciennes que les recensions » (p. 1902). Et en effet, par exemple, la recension K place la doxologie après le ch. xiv; mais cet ordre était déjà connu d'Origène. Cela n'empêche pas d'admettre que le texte K déjà constitué ait été retouché à Antioche d'après des principes donnés ; mais comme on ne peut démontrer rien de semblable pour la masse I, on ne peut la regarder comme une recension.

Après l'effort gigantesque de von Soden, nous sommes ramenés semble-t-il au même problème, celui de l'autorité comparée des anciens onciaux et du groupe antiochien ou des autorités latines ou latinisantes. C'est ici que la critique d'appréciation, trop négligée par Soden, reprend son rôle : elle constate ordinairement la supériorité des anciens msB. plus exempts d'additions, d'harmonisations, de corrections linguistiques. Dès lors on ne saurait refuser de les mettre en particulière estime. C'est ce qu'avaient fait Tischendorf et Westcott- Hort, et nous croyons devoir nous tenir plus près d'eux que de von Soden.

Mais si nous ne saurions regarder comme un progrès toute la classification de Soden, nous l'approuvons complètement d'avoir fait dis-

LXX INTRODUCTION

paraître de VApostolicortf comme des évangiles, le fantôme d'un texte grec occidental qui eût été le rival souvent préférable du texte grec représenté par les onciaux anciens. Sanday-Headlam sont loin de lui donner la préférence, mais enfin ils admettent son existence. Pour eux les trois termes en présence sont : le texte occidental, représenté par D E F G; le texte neutre, représenté surtout par m B; et un groupe alexandrin dans lequel se rencontreraient « A C L P.

Nous n'avons aucune raison de refuser à Soden do placer L dans la reoension K et les autres dans la recension H, avec tî B. Reste le groupe D E F G, qui n'est pas tant occidental que latinisant et qui perd ainsi tout droit à figurer comme un texte grec rival de l'autre. On s'en rendra compte précisément par les exemples cités par Sanday- Headlam comme caractéristiques du texte occidental (p. lxxiii) : m, 9 Ti TCp9xaTexo(i,6v TcepKTffov ; (D* G etc.) ne peut guère être nommé une leçon occidentale puisque c'est celle de Chrys. et de Théodoret : Est-on sûr que ce n'est pas une traduction latine de quid teneinus amplius ?

IV, 19 «u xKTevoïiOfEv n'est point une leçon occidentale ; Soden l'attribue à son K.

V, 14 Cl» T«ui; «(i,apTYi(T(xvT«ç est bien une leçon latine, mais qui n*est presque pas représentée chez- les Grecs.

VII, ô Tou eavKTou (D E F C) est une leçon latine ; le grec s'explique comme une traduction du latin a lege mortis in qua.

XII, 11 TW x«ipto SouXsuovTEç (D* F G) et XII, 13 xaiç (jivsiaiç xwv «yt^v (mêmes mss.) s'expliquent probablement, comme SH. le reconnaissent, par une erreur de transcription.

XV, 13 TtXripocpopriffai ne se trouve que dans B F G; la présence de B permet-elle de dire que c'est occidental ?

XV, 22 TCoXXaxiç, même groupement, paraît être un latinisme, car pluri" mum rend bien t» TuoXXa.

XV, 31 Swpoîpopta, même groupement, suggère la même explication. Parmi les traductions latines, munerum meorum ministratio [Ambrst,] , a pu servir de modèle.

Mais si le latinisme est douteux dans les cas que SH, donnent comme types de leçons occidentales, il ne l'est guère dans d'autres qui permettent de juger de la valeur de DGF.

ï, 9 testis eniin mihl est rend assez bien [xapTu; y«P v-'^^ e^tiv. inihi est rendu par (xoi dans D* G.

Au même verset : wç pouvait se rendre quomodo, d'où ttwç dans G.

VII, 25 la leçon tj xaptç xou ^io\j semble bien venir du latin pratia Dei.

XI, 32 omnia, est venu plus facilement de omnes que Ta uavTa de ■xomc TTavTaç. omnia. leçon latine très répandue, est donc l'origine de ra Tcavra dans D* F G.

XIII, 5 l'omission de ava^xv) dans les mss. gréco-latins n'est point une

INTRODUCTION. LXXI

leçon occidentale ; le latin ayant traduit necessitate suhditi estote, on a retranché en grec un mot qui n'avait plus de sens avec l'impératif.

XIII, 12 «7to9a)[jisG« pouvait être traduit ahiiciamus, mais abiiciamus à son tour fut rendu, et plus littéralement, par a7ro6aXa>{As6a dans D*EFG.

XIV, 12 Xoyov 8w(j8i était suffisamment rendu par rationem reddet, quoique dabit [Cypr.) eût été plus littéral que reddet. La leçon «TcoSwtJst de D* F G, malgré l'appui de B, 39, Ghr. (TV.)» ^'^^^ ^^^^ probablement qu'une traduction de reddet.

Quant au rapprochement de B avec les latins, il ne prouve pas non plus l'influence d'un texte occidental. Dans deux cas très notables, I, 32 et V, 2 (om. vt\ Tciatei), B et les latins sont avec Origène, qui est probablement leur source commune.

M. von Soden ayant, et avec raison, refusé de reconnaître l'existence d'un texte occidental rival de l'autre, ne pouvait cependant méconnaître l'existence de leçons particulières que les négligences des copistes ne suffisent pas à expliquer. Persuadé cependant que le texte authentique s'était à peu près maintenu sous la forme postulée I-H-K jusqu'au début du m* siècle, il s'est cru obligé de rendre raison des leçons aberrantes dont il ne peut récuser l'antiquité. Pour l'évangile, Tatien était le grand responsable ; dans le domaine paulinien, il attribue,- quoique avec moins d'assurance, un rôle analogue à Marcion. Encore le réduit-il beaucoup. Pour être juste envers cette nouvelle conception, il faut se souvenir des termes qui la proposent : « La grande majorité des changements démontrables d'après la reconstruction de Marcion par Zahn (1), que je suis dans les grandes lignes, ne se trouve nulle part ailleurs dans la tradition du texte de Paul. Mais un certain nombre (nicht ganz wenige) se trouvent aussi dans les anciennes traductions latines , un nombre moins grand dans la recension K, quelques-unes dans la Peschita, et quelques détails perdus aussi çà et là dans l'un ou l'autre ms. Mais avant tout il est incontestable que les leçons marcionites se sont glissées à l'occasion dans les citations de Tertullien et dans celles d'Origène » (p. 2029). Cette dernière observation n'est point contraire aux lois de la psychologie; à force de réfuter Marcion, Tertullien a pu garder dans sa mémoire quelques nuances de son texte qu'il aura reproduites par mégarde. Mais il est difficile de le prouver (2), et il y aura ordinairement autant de chances que Tertullien ait été la cause autonome d'un changement. On raisonnerait de même pour Origène.

(1) Geschichte des Nentestamentlichen Kanons, II, p. 515-520 pour Rom. Il est tout à fait incommode que Soden cite Marcion sans donner aucune preuve dans des cas où Zahn est muet.

(2) La preuve administrée par Soden n'est guère décisive, car elle repose sur la liste des écarts de Tertullien par rapport à I-H-K; c'est bien indirect!

LXXII INTRODUCTION

Si l'on excepte le oaa de la doxolog-ie (xvi, 25-27) que nous discutons en son lieu, le plus intéressant et le plus vraisemblable est l'omission de irptoTov I, 16. On comprend très bien que Marcion ait rayé ce mot qui pouvait paraître trop favorable aux Juifs. Mais l'omission (dans G^ et dans B qui cette fois encore est avec les latins) est aussi dans Tertullien (313) : Non enim me pudet evangelii, virtus enim dei est in salutem omni credenti, ludaeo et graeoo, si bien que Zahn avait d'abord refusé d'y voir une coupure due à Marcion (1).

Le même Zahn a prouvé depuis avec évidence que certaines leçons de Marcion avaient pénétré très avant dans la littérature ecclésiastique (2). Il ne faut pas s'en étonner, car quelques-unes de ces leçons avaient un sens très catholique. Nous ne refusons donc nullement de discuter les cas, mais il y faut mettre les précautions que nous avons suggérées. De plus il faut s'en tenir aux causes générales d'altération plutôt qu'à cette cause particulière, car une cause générale a pu agir sur Marcion lui-même. Par exemple voici une leçon marcionite signalée dans les prolégomènes de Soden (p. 2019) : x, 15 twv euaYY«)^iCo(Ji8vwv «p*ivv)v avant ou après twv «ua^y. «yaO». Elle a pénétré dans lat, K. sy. L'influence marcionite serait bien étendue. Mais quel besoin avait-on de Marcion pour compléter une citation d'après le texte d'isaïe (lu, 7)?

Admettons comme probable que l'omission de icpwtov dans i, 16 est une leçon marcionite qui a pénétré dans deux mss. ; après cela on sera fort embarrassé d'en indiquer d'autres. Ces conditions générales montrent combien il est téméraire de lui attribuer la doxologie contre le témoignage d'Origène. L'influence de ses préfaces fut plus considérable, mais il était beaucoup moins grave de reproduire ces arguments qu'on savait étrangers au texte sacré que de changer ce texte lui-même.

(1) Histoire du canon, 1. 1., p. B1&. Il n'est plus aussi affirmatif dans son commentaire, p. 76,

(2) Dans IX», p. 298 s. de la série de ses commenlaires.

npos p£:îmaioys

I ^ IIATAOS SouXoç XpwTToîî T^aou, xXyjtoç oîTîoaToTvcç, à?a)pt(7[ji,Évoç etç ebayyéXio^ Osoû ^ô TcpoeTCYjyystXaTO âià twv TCpoçyjxwv aÙTOu èv '^po!.(falç, «Ytaiç, ^Tcepl tou utoÏÏ aùtou, toïï Y£''0|>'£'^ou è/, a^épp-aTOç Aaulâ xa-rà aàpxa, '^Tou ôptiTÔeVTOç ulou ôeoQ sv §uvâ|j-£t /,aT« 'rcveut;^a «YtWffdvYjç è^ àvaaxaaswç vsxpwv, 'lY)aoïï XpWTOîj Tou y,up(ou '/jjj-wv, ^ Si' ou èXài^of^.ev ^(apiv xai «tcoffxoXïjV sic ÛTuaxo'Jjv 'î;(o'T£Wç £V Traaiv Totç e'Gveaiv ÛTCsp tou ôvo[j,aTOç auTOU, ^èv olç èffTè xal û[X£Eç xXyjtoI Triaou Xpwxou^ '''■juaatv toïç ouatv ev 'Pw[^.ï) àyd'Krixoïq ôeotJ, xXyjtoÎç «y^^'Ç' X'^P'Ç "^{^'^ ^«^^^ £'P''^vir] àxb Oeoîi xaxpoç '^[/■wv xat xupbu 'lY}aoO XpwToî».

^IlpwTOV [AÈv eÙ5(apwTÔ xw Gew (xou Stà 'IyjœoU Xpwxou xepi irdcvxwv 6[;,wv, oxi •/) TtCaxiç ujjiwv xaxaYY^XXsxat èv oXw xû xèo-ixo). ® [xapxuç y*^? IJ.OÙ laxiv à ôeoç, o) Xaxpsiio) èv xw TCV£U[jt.axt [j.ou èv xû euaYYsXCw xoO uîou aùxou, (l>ç àBiaXeiTtxwç [Avefav û^i.wv Tcotou[jt.at ^^-nravxoxe èià xûv xpoaeu/wv [;,ou 5£0[i.EVoç, £Ï TCWç 'JjSyj uoxè £Ùoâ(i)0'^(TO[ji.ai èv xw 6£X-^[Ji.axi xou ôeou èXôstv -Jïpbç 6|JL«ç. ^^ èTCiiroOô) y<xp îSeîv ô|ji.aç, tva xi (Jt.£xaâô ^api(T[xa û[ji.îv icv£U-

Le texte grec que nous donnons ici correspond à la traduction française.

II est assez semblable à celui de Nestlé pour que nous n'ayons pas eu à corriger ce qui est dit au chapitre de la critique textuelle, p. lxyi; les notes qui subsistent sous la traduction française indiquent les différences avec le texte de Nestlé. Le nôtre a été établi d'après Hort et Westcott (H). Toutes les fois qu'il s'écarte de l'édition anglaise cela est indiqué dans les notes, et de même on indique en notes toutes les divergences avec Soden (S). Dans ces cas, on note aussi les préférences de Tischendorf (T) et de Vogels (V). Cependant ces annotations ne portent pas sur les variantes d'orthographe. Nous avons cà et là substitué les formes plus courantes à celles des savants anglais, surtout quand leur orthographe paraît plus spécialement égyptienne. Nos lectures sont plus près de Tischendorf et de Hort que de von Soden, que Vogels suit bien davantage. Quant à la ponctuation, nous tenons souvent le milieu entre le morcellement vraiment excessif de von Soden, et les phrases longues de Hort. Pour les variantes des notes, le mot ou indique une leçon jugée presque aussi bonne, La leçon attribuée aux critiqués est celle qu'ils mettent dans leur texte, avec ou sans crochets.

!• ou lYjffou xpiffToy (HSV).

ÊPÎTRE AUX ROMAINS. A.*

2* nP02 PiiMAIOTS.

eu Tîjç ev oKK'qKoiç TcicTetoç u[Aa)V xe xai £[;,ou. ^^ou oeAw 0£ u[;.aç «yvosiv, 7.heX<fol/6'T:i TZoWây.iq luposO^iJ/^v eXOstv icpoç 6(;.ai;, xaî èxwXûOvjv a)jpt tou Ssupo, fva Tivà ^apTCOV a^w v.ocl èv 6[;.tv xaGwç xat èv toîç Xotirotç eOveaiv. ^^''EXXyio'iv Te xac (Sap^apotç, <TO<poîç Te xal àvoiQTOiç oipeiXérrjç eî[ji* ^^outwç To x«t' è(/.è 7cp6ôi>[j-ov xai ôjaîv toïç èv 'Pw[A7) eûayYs^fo'Oî'^Q'^'' ^^ <"^ Y^-P ki:(xiay^û'?o\K<xi Tb eùaYYs^w^' Siîva[j(.iç yxp ôeou ècTiv eîç awTYjpfav 'ko.'V'vI tû xWtêùovti, 'louSaicù Te xpÔTov v.ot.1 "EXXiqvi. ^''' âixatocrîîvyi yocp Gsou ev auTw «îvOxaXiiTr-eTai à/, itCaTewç ecç iciaTtv, xaOwç y^YP'''''^'^'^^ '^ ^^ §C>tawç 4%. 7c(aTea)ç Ç'i^ijeTac.

*^ 'ATCdxaXiiTUTSTai y^'P ^PY'O Q^^u air' oùpavoU eict luaaav àal^eiav xal «Bixîav àvOpwTcwv twv t'Î}V àX-^ôeiav ev à§aia xaTe^ovTWV, '^ âtoTt to yvodcttov TOU ôeou f av£p6v èariv ev aÙTOÏç* ô Oebç y^P <xùtoÏç èçavépwaev. ^^TaY^p âipaTa aÙTOu «icb XTtcrewç x6o-[7.ou toïç 7:011^ [j^acrtv voou[j.£va naôopaTai, t^ t£ àldioç aÙTOîi 5ijya(/.tç nai Oct^Trjç, elç Tb eîvai aÙTOÙç âvaicoXoY'^ÎTouç, ^jâioTt Y^ôvTSç Tbv ôebv 06% wç G£bv èâo^aaav v] Yjù'jrapwT'oaav, àXXà If/.aTatw- 0-/jcrav ev toÎç otaXoYW[i.oïç aÙTÛv x,al ea^OTiaÔY) */) àcruveTOç auTÔv xapota* ^'' çaavtovTeç eîvai uocpol è^'.wpàvG'^aav, ^^xac 'i^XXa^av tyjv SoÇav toO àipôàpTou Oeoîi èv à\i.oi(ù\),<xxi etxôvoç <jp0apTou àvGpwTTOu '/.al ireTeivwv xal TeTpaxoâwv "/.ai épTieTÔv. ^* Atb TCapeowJtev auTOÙç b Qebç èv Taîç lictGujj.taiç

Twv xapSiSv aÙTtov elç «/.aGocpaïav toÎÎ aTiixà^eaGai Ta aw[JiaTa aÙTWv èv a'JTOÎç, ^^oiTiveç [xeT^jXXa^av tyjv àXvîGetav tou Qeou èv tw tj/etîâei, xal ècr£[3à<T- Q-r)aav xal èXdcTpeuo-av r^ XTiaei icapà Tbv XTCcraVTa, oç Ijtiv eùXoYYjToç elç Tjùçauovaç' à[Ji."/^v. ^^ Atà toïïto Tcapéow/.sv ubxouç b Qebç elç TcàG'/j àTt.|jiaç* ac Te Y^P G'ilXeiai «ùtwv [/.eT'^XXa^av t'/jv f'Jo-ty,'J5V ^(p'^inv elç t'J)v icapà ©uaiv, ^^ô[v,o{o)ç T£ v.cd ol apaeveç àipévTeç rr)V (puawJjv y(pîjaiv t^ç 6-^Xe(aç iB,z'/,c(6- Gyjaav Iv t^ èpé^ei aÙTÛv elç âXX'/îXouç, apaeveç èv apcrsaiv t'J]v àa-5(Yî[/oa-ûvYjv KaTepYaÇo[J'<svot xal ty)V àvTii^-to-Guv -i^v eoti r^ç wXavvjç aÙTWV èv aÛTOîç à-oXa[xPâvovTeç. -^^Kac xaGwç ohy. koovJ.[xy.GCcv tov Gebv e^eiv àv k-^iym^zi, 'Kocpédiùv.ev aÙTOùç b Gebç sic àBôxif^-ov vouv, 'jcoieîv Ta [jl'Ô /■aQ-Q/.ovTa, ^^ice- TCXYjpti)jJ.évouç TcauY) «Sma Tcovvjptoî xXeove^Ca xaxCa, {;i.eaToùç <pG6vou <p6vou êpiâoç §6Xou xay.07]Qsiaç, ({;i9upi<yTaç, ^^ xaTaXaXouç, ôeoŒTUYeïç, ù^piaTaç, ÛTcepvjçàvouç, àXaÇôvaç, èfeupeTaç xaxwv, y^^'-'^î'O'IV «TCetGeîç, ^'àauvéTouç, «o-uvGéTOUç, àuTÔpYouç, «veXeiQ [Aovaç. ^^oÎTiveç Tb §waio)(Aa tou Geou eTCCYVOVTeç, oti ol xoc TOiaîjTa TcpàaaovTeç a^toi QavaTOU elaCv, où [aovov aÙTa îrctouatv àXXà xal cuveuSoxouaiv toîç icpaaaouo-iv.

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Yap àv6[J-(j)(; Yi[;,apxov, œfôf^Mç xal à^oXouvxai' xal oaoi èv v6[ji.o) r)|ji.apxov, ôia vci[ji,ou xpiQ-^aovxai *^ ou yap oi axpoaxai vo;j.ou bixatot irapa xw Qeco, oCkVoI Tcoi'^xal vôfAou âtxaiwO-^aovxat. ^'''oxav yap IGvv) xà [ay) v6[ji.ov £5(ovxa <p'Ja£i xà xou votj.ou irotûatv, ouxoi v6|xov \).ri 'éyo^nzq éauxoiç ei^sh v6[;,oç* '•■'ol'xivsç èv^Etxvuvxai xb è'pYOV xou v6[aoij yP^^'^^v èv xaïç xapâiatç aùxwv, auv[Aapxupou(j'/)!; aùxwv x^ç auv£i§-/^a£a)? xal [^-sta^ù oùCk-qkiù-^ xwv XoYta(j!,o)V xxxYjYopouvxwv -q xa'. a'Â;oAoYou[j,EVO)v, *°£V 'Oi^.epa oxs xptvst o Geoç xa xpuTCxa xwv âvGpwTCWv xaxà xb suaYY^X'.ov [;.ou. otà Xpiaxou 'Ir|7:;u.

'"'El Sa au 'louSaToç £7i;ovo[;.à!^'f) xal èxavaTCaû-/] v6[ji,a) xal xau)(aaai èv Gsw ^^xal Y^'^waxEtç xb G£Xrj[ji.a xal Zov.'.]iÂ'C,t\.q xà otaaÉpovxa xax*^)^ou[ji,£Voç èx xou vo[ji,ou, ^^TCôTCOwaç x£ a£auxov oo-f]yov eivac xuçawv, «pwç xwv £V axoxsi, ^^ TCai5£UX-r)v âfpôvwv, âiSaaxaXov V'r)'!i;''a)V, îyo-^xa xï;v ij.opîpoja'.v x^ç Y'^^^^^^? xal x^ç àX'/jGsiaç èv xû VÔ[j-(i), — ^H ouv oiBâaxow sxspov asauxbv où SiSaax£iç; XYjpuaawv \i:<] xXétcxeiv xX;t:x£Iç ; ^'ôXéywv [xy; [j-ot^£'J£^v (v-ol^eusiç; ô !3§£Xuaao|X£Voç xà s'fôwXa îspoauXsïç ; ^^ ôc, èv vo[v.q) xau)^aaat, Sià x^ç "n^apajSàaewç xou v6[j<ouxbv Qebv àxi[;.àÇ£t(; ; ^'^'xb Yàp ovo[xa xou Gsou hi b]}.^^, |3Xa(7(p'^[j,£Îxat èv xoîç EGvEaiv, xaGwç y^YP'^''^'^'''^- ^^TC£puo[j-Y] ixèv Yàp WipEAsT Èav vô.[j,ov xpâaa'/^ç" èàv §£ TCapafiài'^ç vÔ[j-ou ^ç, -^ ^sp^xci^//; aou àxpo(3uax''a

II, 5. om. xat a ôixaioxpidia; (THV) ; S entre crochets.

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