‹ Saint Paul [microform]Chapitre 12 sur 86 · INTRODUCTION. XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIX

des inscriptions. Oa a dû nommer Galatie la province tout entière, une fois ou l'autre. Encore n'a-t-on pu alléguer que le texte que nous avons déjà mentionné (1). Toutes les autres inscriptions prennent Galatie au sens strict, puisqu'elles mentionnent séparément d'autres parties dé la province. Et parmi ces textes on a pu citer un milliaire, donc un document administratif (2). Je citerai de préférence un texte dont il résulte — ce qui. était déjà généralement admis — qu'après 70 Vespasien unit en une seule province la Cappadoce et la Galatie. Ce groupement dura jusque sous Trajan (114 ap. J.-C). En effet, dans une inscrii^tion découverte à Éplièse par les savants autrichiens, T. J. Polemaenus est nommé en latin : leg. Aug. divorum Vespasiani et Titi provinciae Cappadociae et Galatiae Ponti Pisidiae Paphlagoniae Armeniae minoris^ dans le grec : itpeoésuT'yjv ©sou OùecT7r«criavoî! x«t ©eou T^TOU eTcap)(ei(jiv KaTcitaSoxtaç FaXaT^aç ïlovrou HiffiS/aç UaîpXatYoviMç 'Ap[7.evi'«ç (3). Et cependant, à strictement parler, il n'y avait alors qu'une province, celle de Cappadoce, si bien que Julius Quadratus a pu être qualifié dans certaines inscriptions, TïpsffêeuTYiç ÈuapyjMç KaTCTcwêoxiaç, mais, comme l'a fait observer M. Miclion (4), d'autres textes récemment exhumés lui donnent une titulature beaucoup plus complète ; celui d'Ephèse ; l7r«p)(ei«ç ..... Kot7r7t«8o>cio(ç FaXaTiaç «l^puyi*? AuxaoviKi; IlaçXayoviaç 'App.îv(a(; [xixpSç, celui de Pergame : TrpsffSêUTïiv ^sêacrtou lTr[«p^/^]e[(«ç R«7r7raSoxi«<;] FaXaTtaç <ï)'puY(«ç [ïliffiSfoc!; 'AvTiJo^^iaç 'Ap[x£viaç [^[ixpaç]. Or de même que personne n'aurait écrit entre 70 et 114 à « une église de Cappadoce » une lettre adressée à des Galates ou à des Lycaoniens, de même, semble-t-il, on ne pouvait guère dire à des Lycaoniens et à des Pisidiens, vers l'an ^k, « Galates », ni fidèles des « églises de Galatie ».

On aura remarqué, dans la première inscription d'Éphèse, que le singulier pronnciae du latin est rendu au pluriel en grec. On lit le pluriel en latin, sur un milliaire, donc un document officiel, trouvé par G. Perrot en 1861. Caesennius Gallus, Legalus pro praetore, a aidé Domitien à faire des routes, nas provineiaram Galatiae Cappadociae Ponti Pisidiae Paphlagoniae Lycaoniae Armeniae minoris (5). Cette

(1) C. I. gr. 3991 : 'Enuponov TiëspCou KXauô^ou KaJffapo; Ssêacriovi TepfjiavuioO xal Néptùvoç Kî^auSîou Ka((japo; SeSaffTOÛ r£p|Ji,«vi%oû raXaTiJcriç èiîapxeJaç, tov éauToû EÙepvÉTviv

(2) On en trouvera un bon nombre dans : Der Leserkreis des Galaterbriefes, ein Beitrag zur urchristlichen Missionsgeschichte, von D'' Sleinmann, Munster, 1908. Cet ouvrage a été signalé par la RB. (1909, p. 313), mais il n'est plus à ma disposition.

(3) Jahreshefte de l'Institut arcbéol. de Vienne, 1904, Beiblatt, p. 56.

(4) Pour tous ces points, cf. l'article de M. Michon dans la Revue biblique, 1917, p. 208 ss.

(B) Pehrot, l. l., p. 102.

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