‹ Saint Paul [microform]Chapitre 6 sur 86 · I. La question de la Galatie · texte numérisé non relu

I. La question de la Galatie

Paul a adressé une épître aux églises de Galatie (Gai. i, 2). Dans le courant de l'épître il s'adresse aux Galates (m, 1). Une autre fois encore il parle des églises de Galatie (I Cor. xvi, 1).

Quels sont ces Galates? où était située la Galatie?

Les Grecs nommaient Galates soit tous les Celtes, soit de préférence les tribus de même race situées au nord des Celtes,

Les deux mots ne diffèrent probablement que par la prononciation . Les Romains disaient Gallij qui est peut-être aussi une troisième forme, pour désigner les peuples installés en Gaule depuis le vi^ s. av. J.-C. (1). Ces vastes frontières ne suffisaient pas à des populations

(1) Nous n'avons pas la compétence nécessaire pour discuter les questions fort épineuses qui se posent ici. On ne regarde plus aujourd'liui les Celtes comme les plus anciens habitants connus de la Gaule. Avant leur arrivée, les Ligures occupaient tout le pays. D'après M. Julllan {Histoire de la Gaule, t. I, 1908), les Celtes venus des rives de l'Elbe, des îles de la Frise et du Jutland, se sont installés en Gaule vers 530 av. J.-C. Ce sont eux qui ont formé à tout le moins les cadres des grandes expéditions dans lesquelles ils ont pu naturellement entraîner des Ligures. Vers l'an 300 se produisit une nouvelle migration venue des mêmes régions du nord, celle des Belges. Or M. Jullian estime que le nom de Galates, par opposition aux Celtes, ne s'appliquerait qu'aux nouveaux venus. C'est vers ce temps en effet que le nom de TaXârai paraît pour la première fois chez les Grecs, à côté de celui de KeXxoC. Pour justifier cette théorie il faudrait que les Gaulois asiatiques aient été un groupement de Belges. Or les Celles étaient arrivés aux rives du Danube dès l'an 400 environ, et c'est de là qu'ils partirent pour attaquer la Grèce après la mort d'Alexandre. M. Jullian pense, il est vrai, qu'ils reçurent des renforts venus des nouveaux envahisseurs belges, mais pour des raisons peu décisives (p. 300, n. 2). M. Jullian n'ose pas admettre que Celte et Galate ont été à l'origine le môme mot. Mais il admet l'identité de KeXxoC et de Galli, qui n'est pas plus naturelle. César ne pouvait ignorer le nom de Galates, et à côté des Celtes il ne place que des Belges : Gallia est omnis divisa in partes très, qaarum unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur [Bell. gall. 1, 1). Les Belges en faisant pression sur les Celtes ont pu les

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