‹ Saint Paul [microform]Chapitre 7 sur 86 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

remuantes, avides d'aventures. Elles essaimèrent plus d'une fois dans la direction de l'est. Une armée d'environ 200.000 guerriers, après s'être fixée pour quelque temps sur les rives du Danube, poussa jusqu'en Macédoine et en Thessalie, menaçant le sanctuaire de l'hellénisme, Delphes (279 av. J.-C). Des bandes détachées de ce corps, avec femmes et enfants, parvinrent à franchir rilellespont et se répandirent en Asie Mineure. Après différentes péripéties, maints coups d'épée reçus et donnés, ces Galates migrateurs, vaincus par Attale P"" de Pergam.e (232 av. J.-C), se fixèrent définitivement. Ils avaient conservé les cadres de trois tribus (1). Les Trocmes s'installèrent sur les frontières de la Cappadoce et du Pont, autour de la cité de Tavium. Pessinonte, en Phrygie, fut la capitale des Tolistoboges. Les Tectosages se tinrent au centre des deux autres tribus, et leur ville principale, Ancyre, devint la métropole de tout le pays des Galates, la Galatie, qui portait encore ce nom cinq ou six siècles plus tard.

Durant les conflits qui déchirèrent souvent l'Asie Mineure, les Galates surent conserver leur indépendance comme état, tout en fournissant de mercenaires les princes voisins. Les Romains parurent, et trouvant des Galates dans les rangs des troupes syriennes, ils les traitèrent d'abord en ennemis. Mais la victoire une fois acquise (189 av. J.-C.) par le consul Manlius, ils les laissèrent longtemps sous le régime protec-

pousser plus avant, mais comment quelques, mercenaires auraient-ils imposé leur nom à des groupements -déjà organisés? Il paraît plus naturel que les Grecs aient appris alors des envahisseurs une autre prononciation de leur nom national que celle de KeXtoC, transcrite par les anciens Grecs. Ceux-ci ayant connu les Celtes à Marseille, ce nom demeura immuable pour les Gaulois du sud. On s'expliquerait ainsi les auteurs qui regardent Celtes et Galates comme les deux noms du même peuple, le nom de Galates étant plus récent : ^ï SI Ttote «ûtoOi; y.aXeTdôai raXaxaç èÇevi'xïjae" KeXtoI yàp xarà te o-cpâç à,p-/aXov xal uapà toTç aVXoiç (JùVOjxdcÇovco (Pausanias, I, III, 5). Et l'on s'expliquerait aussi les auteurs qui ont placé les Celtes au sud et les Galates au nord, comme Diodore v, 32 : toî;i; yàp ûnàp MaaaaXfav xa-roixouvT«ç Iv T^ (j-EffOYett? y-oà toùç Ttapà xàç "AXttjiç ëxt 5à toOç ÈTtl TaSe twv ITupyivaîwv opûv KeXtoùç ôvo(Ji.O(Çoucrf toùç 8' ÛTtàp TaÛTrii; v1\<i Ke^tix-?]? eIç xà irpb; votov veiJOVTa (xépY), Ttapà TE Tov àxEavbv v.aX to 'EpxOviov ôpoç xaôtSpuiAÉvouç xal Ttàvraç xoùç i%îf\(^ l^e'xP' t^ç Sxuâiaç, ra>,àT«« 'KÇQaa.'{oçz\)0\)a\, x, t. X, '

(1) D'après M. JuUian, Histoire de la Gaule, I, p. 299, note 1 : « Les Anciens nous ont fait connaître, comme nations ou tribus venues du Danube : les Prauses... les Tectosages (Tsmôaaysi) unis aux Teutobodiaci; les ToUstobogii ou Tolistoboii (appelés avant 189 ToXiarwaviot, puis ToXiaToêwyioi, Dittenberger, O/-., 275 et 276), unis aux Voluri et aux Ambitoati; les Trogmi (TpôxiJi,oi, Tpwyi'-oJ, TpwxjjLTivoQ ; ces trois peuples (gentes) ont formé, avec leurs 195 populi (clans?, Pline, V, 146), leur douze tribus ou « parties » (Strabon, XII, v, 1), les Galates d'Asie... Rien, dans ces noms, ne révèle leur origine ; ils peuvent venir de noms de chefs (ce que dit btrabon XII, V, 1), et je ne suis pas du tout sûr que les Tectosages galates soient un rameau des Volques bavarois ». — Il semble cependant peu vraisemblable que les peuples aient pris le nom des chefs. Les individus ràXaxoç et TaXaTY)? (Dion. V, 24) sont plutôt des héros éponymes. Et pourquoi les Tectosages.de Galatie ne seraient4ls, pas un rameau des Tectosages de Toulouse (Justin, xxxii, 3, 8 et 9)? Noter que ce ràXatoç (POLYBE, II, XXI, 5) est un roi des Boïens, Celtes authentiques.

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