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ATJTHENTICITÉ, INTEGRITE, CRITIQUE TEXTUELLE

I. Authenticité. — En cas de doute, la question d'authenticité devrait passer la première ; il suffira d'en dire quelques mots ad serviendum scholae, car l'authenticité est presque universellement reconnue, et des attaques isolées et mal fondées ne sauraient nous obliger à de longs développements.

Rappelons d'abord les témoignages extrinsèques.

Allusion douteuse dans Clément Romain ii à Gai. m, 1.

Dans la seconde Clémentine (non authentique, mais ancienne) Is. liv, 1 est cité dans ii comme dans Gai. iv, 27.

S. Ignace a plusieurs passages semblables qui, pris ensemble, supposent la lecture de l'Épître : comparer Ad Polyc. 1 et Gai. vi, 2;./?o/«. 7 et Gai. V, 24; vi, 14; Phil. 1 et Gai. i, 1; Rom. 2 et Gai. i, 10; Eph. 18 et Gai. II, 21 ; Magn. 8 et Gai. v, 3 s.

Dans l'épître de Polycarpe, la dépendance est plus claire : c. m et Gai. IV, 26; c. V : eISoteç oSv S-ci 6 Oeoç où (xuxTvipiÇeTat et Gai. v/, 7, d'autant plus frappant que eîSoteç 5ti dans Polycarpe introduit une citation (c. i pour Eph. II, 8; c. IV pour Tim. vi, 7).

L'épître dite de Barnabe (c. xix) se rapproche dans les termes, sinon pour le sens, de Gai. vi, 6.

L'épître à Diognète (c. iv) a l'expression d'« observance (lïapotTi^pynïiv) de mois et de jours » ; cf. Gai. iv, 10. Et, ce qui est plus important, les idées de Paul dans les Epîtres aux Galates et aux Romains figurent dans les ce. viii et ix.

S. Justin cite l'Ancien Testament dans les mêmes termes, alors qu'ils ne sont exactement conformes ni à l'hébreu, ni aux Septante. Et il s'agit d'applications qui n'ont rien de banal. Cf. Dial. c. Tryph. ce. xcv, xcvi, citant Deut. xxvii, 26 et xxi, 23 comme dans Gai. m, 10. 13; et ApoL I, 53 citant Is. liv, 1 comme dans Gai. iv, 27.

Dans VExhortatio ad Graecos du pseudo-Justin, probablement postérieure au second siècle, c. v, les mots : Y«veff6c wç lyw hi x«y<«) ^|ji»jv 6ç

ôfAEtç ^x^p«i, ^pctç, ÇîjXot, ^p(9ei«t, OufAot, t« éf{A0i« toutoiç sont empruntés à

Gai. IV, 12 et v, 20.

Il est d'ailleurs inutile d'insister sur le second siècle, puisque Marcion (vers 140) a mis l'Épître aux Galates en tête de son Apostolicon. Il est

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