I. PREMIÈRE PARTIE DE L'ÉPITRE
(1, 10-1v, 20. Contre les factions)
Inrropucrion. — Nous avons ou dans l'Introduction générale que la Première aux Corinthiens peut se diviser en quatre parties nettement tranchées (mis à part la salutation et le dernier chapiüre) : I. le rappel à l'unité, contre les factions; — II. la répression des vices; — III. la réponse de Paul à une lettre de l'Église; — IV. l'enseignement capital de la Résurrection et de l'eschatologie, — et comment ces parties se relient l'une à l'autre. Nous abordons la première, qui, à propos de ce qui pourrait n'apparaître que simples questions de personnes, divisant ces néo-convertis superficiels, présente, du point de pue historique, l'essence d'un débat qui est de tous les temps, entre l'esprit de l'Évangile et celui de l’« hellénisme »; et, par là même, tout un traité de philosophie religieuse et d ‘apologétique valable perpétuellement, en son admirable profondeur. Les renseignements qui donnèrent lieu à Paul d'écrire ces chapitres, lui avaient été fournis par les « gens de Chloé » (v. 11). Était-ce avant ou après lu réception de la lettre de Corinthe? Il serait difficile de le dire pour le moment. En tout cas, le ton de l'Apôtre n'est pas tel qu'il nous oblige à considérer cette section, avec Joh. Weiss et Goguel, comme appartenant à une lettre qui n'aurat été écrite qu ‘en face d'une situation aggravée, après les renseignements moraux et disciplinaires contenus en d'autres sections (Voir INTRODUCTION, ©. vi). Le lien avec les neuf premiers. versets, qui finissent par l'ardent souhait de la soiwuvla, est parfaitement naturel (cfr. Goguel}, et la péricope d'introduction préparait au mieux tout le développement qui va suivre.
Nous pouvons le subdiviser ainsi logiquement :
I, 10-17 : Paul décrit et réprouve les factions; — I, 18-IT (IIL, 4) : si c’est une fausse conception de la « Sagesse » qui les divise, l'Apôtre veut leur bien apprendre ce qu'est la vraie « Sagesse » de l'Évangile; — IIL, 5-1V, 15 et puisqu'ils entendent se choisir des maîtres de sagesse divers, il leur dit ce qu'est le ministère apostolique, la vraie fonction de leurs maîtres ; — enfin IV, 16- 21, une annonce et des menaces.
À. cn. 1, 40-17. PAUL DÉCRIT ET RÉPROUVE LES FACTIONS DE CORINTHE.
Intropucrion. — Ayant une ample provision de réprimiandes pour ses Corinthiens, Paul s'en prend d'abord à leur défaut le plus visible et le plus général : ces divisions qui frappaient les yeux de quiconque avait séjourné dans leur église, Il y fait voir une méconnaissance pratique du fondement et de l'objet de leur foi.
Si ces versets sont rythmés, ce n'est pas d'une autre manière que peut l'être toute prose parlée un peu vive, et que l'était notamment la « diatribe ». Paul les a certainement dictés d'une façon toute spontanée, sans aucune élaboration littéraire.
À, 10. Tapaxxksty est un terme affectionné de Paul dans I-II Cor., ct ne peut toujours se traduire de la même manière; car il prend tous les sens qui vont depuis « exhorter » ou « consoler » jusqu'à une signification très voisine de « intimer un ordre-». — natnpriouévot (oulg. : « perfecti ») : le verbe peut signifier ici « appareiller », sens le plus commun, ou bien (Æérodote, Polybe, al.) « remettre en ordre, en état »; l'emploi du parfait indique plutôt le premier sens; il s'agit pour eux de conserver un état acquis dès la fondation de leur église, et qu'ils conservaient encore
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ÉPITRE AUX CORINTHIENS, 1, ‘10. 7 *Ilparxand Dè buäc, 4dsApo!, dia To bvomaros voù xplou Auov ‘Tnooùd