‹ Saint Paul Première épître aux CorinthiensChapitre 51 sur 192 · LIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LIV INTRODUCTION

comme « absolus » sont l'adjectif æ(ehôdc (1, 4), le substantif ou{v\énrnrgs (1) (1, 20;

subnrée et outirnots sont bien connus), Snépaxuos (vrr, 36) adjectif, le verbe ypnoteueca (xur, 4). Parmi les « relatifs », sont la particule classique vi (xv, 31), les mots choisis dxuv (1x, 17, également LXX), sücnuos (xrv, 9), puis bomepei(xv, 8, classique), Souhaywyé (1x, 27; papyrus; Æpictète aussi au sens moral; xotvi littéraire), uñruye (vi, 3, class.), doppaors (x1r, 26, class., manque LXX), ärouos (xv, 52; classique; sens d’« instant » chez Aristote), fix (#bid'; poétique) dodaluo; émidavérros (rv, 9) est hellénistique; mepixdôapua et mepibnua (1v, 13), mots dont le sens est discuté, de même; uäxekhov (x, 25, hellénistique) est du latin transcrit, mais peut-être sémitique d'origine (Moulton-Milligan).

Il ne se rencontre qu'une seule expression sémitique, papäv dô% {ou papäva 0, XVI, 22).

I1 manque des mots très usuels dans le grec ancien, mais absents aussi en général de la langue non littéraire (Nägeli), comme ëros (1 fois Heb.), ed (seulement 1 fois, EpA., chez Paul), ë6oç (assez fréquent Luc et Aci.), xpû (seulement 4 fois Jac. 11, 40), et d’autres ; #0oç n'apparaît que dans la citation du poète Ménandre {xv, 33). Il est assez singulier que l’adjéctif éyeôos, si fréquent-dans l'Épitre aux Romains, manque absolument, toujours remplacé qu’il est par ok.

Comme forme aberrante, nous ne trouvons à mentionner que épauv&, 11, 10, pour épeuv#; elle est alexandrine, et se retrouve Jean et Apoc., ainsi que dans les papyrus à partir du r°' siècle ap. J. C.

Plusieurs vocables courants ont pris chez Paul, comme dans le reste de la prose hellénistique, des significations qu'ils n'avaient pas originairement : ainsi Yhdoow (x11-x1v) au sens de « termes rares » ou curieux, Gode (vi, 20; xnr, 26), au sens de « glorifier », dévaurç (x1r, 10 ; al), en celui de « prodige», etc. Ilen est un dont l’acception est très difficile à déterminer, c’est éfoucta à x1, 10. L’adverbe äet, plus fréquent que vèv, a subi aussi une évolution hellénistique, et le sens qu'il faut lui donner xvr, 7, prête à une discussion importante pour l’histoire de Paul. De même le verbe yaui£euv à vir, 38.

Parmi les particules de liaison, êdv, extrêmement fréquent, paraît conserver toujours, ou presque, sa nuance d'éventualité plus marquée que dans si. Nous croyons qu'il en est de même pour ôvav; car, bien qu'il soit ici beaucoup plus usité que êre (12 fois contre 3) la même proportion ne se retrouve pas dans les autres épîtres de Paul, où êtes domine. Quant à la forme de négation oùyt (15 fois, et où[x] 135 fois), qui se trouve presque toujours en des interrogations (ailleurs 4 fois Rom. 2 fois 11 Cor. et une fois 1 T'hess.) elle a une force particulière intentionnelle qu'il faut faire sentir dans la traduction. — oùv n'apparaît que vingt fois, c'est-à-dire deux fois et demi moins que dans l' Épitre aux Romains, qui est plus argumentative.

Voici d’ailleurs les mots les plus usités — en omettant de compter des termes quasi nécessaires comme élve, épyecôm, éyew, mc, etc., ou des prépositions comme el, éni, xard, etc. (et sauf erreurs de compte, en tout cas légères) : Osdç apparaît 103 fois, Xpisrôç 69 ou 70 fois, ’Inooùc 28 lois (presque toujours joint à Xe. postposé et formant ainsi un nom propre), xüpus 72 fois (le plus chez Paul), nveüue en divers sens 41 fois (moins proportionnellement que Gal., et Eph., mais plus encore

‘ (1) Le mot se retrouve bien Zgnace, « Eph, » 18, mais pris à Paul.

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