LX INTRODUCTION
Formes verbales. — L'hellénistique de forme moyenne #unv (pour àv première personne) apparaît xur, 1; cfr. Gal. 1, 40, 22; il ne se rencontre que ces trois fois chez Paul, mais est fréquent (ainsi que “fueda) dans les Évangiles et les Actes. — L'optatif, à peu près disparu, ne se rencontre que dans les expressions stéréotypées un yévouro (vi, 15) et ei rüyor (xiv, 10; xv, 37). — Paul préfère la forme de l'aoriste évevñônv, hellénistique surtout, au classique éyevdunv (1, 29, al.). Mentionnons encore le futur second passif, épique et hellénistique, XATAXEÂTETAL {ur, 45; cfr. Apoc. vi, 7, éxénv). — Nous avons signalé ci-dessus la forme épauv&, 11, 10 et les vulgaires ornxere, et meiv. — Le participe futur, devenu si rare, se trouve xv, 37, yevnoduevov, encore däns un passage de grand style.
Quelques verbes, nous l’avons dit, ont pris les sens nouveaux de la xowvé; ainsi abEdvew (111, 6) signifie « accroître », et non « croître » comme en attique (Abel, p. 243).
Particules. — L'usage des particules pourrait demander un long traitement, mais nous n’allons pas l'entreprendre ici, car la 1'° Épître aux Corinthiens n'a rien qui lui soit bien spécial de ce chef. Elles sont certainement moins nombreuses et variées que dans une œuvre littéraire classique. ‘Apa, par exemple, n'apparaît que 5 fois, et dpa oùv (fréquent Rom.) jamais. Mais les yép, les 5 (dans toutes les acceptions possibles, parlois délicates à fixer dans une traduction) surabondent; c'est l’épître qui contient le plus de uév (22; Rom. 21, Il Cor. 9); le vi classique (hap. leg. N. T.) apparaît une fois, xv, 31. Où, nous l’avons dit, est assez rare.
Sur éxtoc ei f, V. supra. — L'expression élu ñ — « Je préfère », sans adverbe de comparaison (xiv, 19), est rare sans doute, m mais se rencontre dans le classique et les papyrus (v. comm. ad loc.).
YŸ at-il des êv instrumentaux, à l’hébraïque? Peut-être un (vi, 21, &v d6ôw), mais pareille expression n'était pas réprouvée; quant au ëv ôutiv de vr, 2, il faut y voir une expression « forensique », c'est-à-dire du langage des tribunaux (v. comm. ad loc.).
La solennelle négation où u#, si fréquente dans le N. T., se lit une fois, vi, 13, suivie régulièrement de l’aoriste subjonctif.
Le futur indicatif après îva se lit deux fois, 1x, 18 îva...Oiow et x, 3, va xaubfooumt. Cette irrégularité n’est pas très rare dans le N. T. et se retrouve en des papyrus (Hoult.-MiT. citent P. Oxyr. vil, 10685, n° s., elva ot mhoïov Gtanéuberu); mais Paul ne se la permet qu'aux deux passages susdits, contre 45 autres où l'usage est régulier. Seulement, 1v, 6, nous lisons, ce qui est bien pire, un présent indicatif (va un œuoudote), cfr. Gal. 1v, 17, va Emhoüre. Radermacher (« Neut. Grammatik », pp. 37 et 67) y verrait un résultat de la confusion de son entre ov-0-w, qui s'affirme vers le int s. de notre ère. Alors serait-ce une erreur de scribe généralisée ?
Une singularité, non fautive d’ailleurs, et qui n’est pas propre à cette épître, mais s'y rencontre plus que dans les autres (au moins six ou sept lois), c'est l'emploi de la particule #, sans disjonction apparente d'avec la phrase précédente, en tête de propositions interrogatives. C'est du style de conversation animée, et on peut l'expliquer par un nérepov sous-entendu : « [Est-ce que vous êtes de mon avis], ou bien est-ce que...? » On trouve du reste la même chose dans omère, Platon, al.