XII PRÉFACE
est spécialement chargé. A dessein, nous avons dégagé ainsi les missions de lapôtre de tout détail étranger*, parce que la partie des Actes où elles sont racontées et les lettres de S. Paul qui s'y rattachent ont la rare fortune d'être tenues pour authentiques par les critiques les plus outrés. C'est donc en pleine lumière de l'histoire que se dérouleront les événements décrite dans ce volume. On verra, d'après ces témoignages irrécusables, ce qu'étaient, une vingtaine d'années après la mort de Jésus, la foi à ce divin Sauveur, sa doctrine, son Église, tout le christianisme.
La seule réserve que nos adversaires opposent à la vérité des faits racontés par saint Luc touche les miracles , estimés par eux inacceptables. Nous avons dit dans notre préface de Saint Pierre ce que nous pensons de ce rejet arbitraire : nous n'y reviendrons pas. Quant aux six lettres écrites par l'apôtre durant ces dix-sept années, quatre d'entre elles, lesÉpltres aux Corinthiens, aux Galates, aux Romains, sont hors de conteste; les deux autres, adressées à l'Église de Thessalonique, ne prêtent qu'à des objections si futiles que s'y arrêter est superflu, de l'aveu
^ C'est dans celte intention que nous avons exposé par ayance les traits du ministère de saint Pierre et des Douze, qui, mêlés au présent ouvrage, en eussent troublé l'unité. Ce qui nous reste à faire connaître de ces apôtres, notamment leurs Épi très canoniques, trouvera place au cours des dernières années de saint Paul, sujet de notre prochain volume.