‹ Saint-Pierre de Saintes, cathédrale et insigne basilique. Histoire - documents - brefs - indulgenges - prièresChapitre 9 sur 52 · Pour les Moyne , consulter Epigraphie Santone , page · texte numérisé non relu

Pour les Moyne , consulter Epigraphie Santone , page

4. Geoffroy d'Angliers, chanoine et archidiacre de Saintonge, embrassa le protestantisme. Voir Bernard Palissy, 2e édit., 175. 11 était encore vicaire général et procureur fiscal de l'évêque Tristan de Bizet en 1563 qu'il pourvoit Pierre Joly , clerc (plus tard, en 1570, aussi vicaire général) de la chapellenie fondée par Ythier Guillebaut à l'autel de Notre-Dame-des-Miracles. — Gallia, II, 1083.

5. Henri de Suberville, « Breton-Bearnois, Chanoine en l'Église Cathédrale S. Pierre de Xaintes, et Aduocat en la Cour de Parlement de Bourdeaux », est l'auteur d'un in-4o publié en 1598 à Paris, « Y Henry-Mètre , instrument royal et universel, avec sa théorique, vsage et pratiqve démons trée par les Propositions élémentaires dEuclide , et règles familières d'arithmétique.... item un petit traité sur la théorique et pratique de l'extraction des racines quarrêes pour dresser les Scadrons et Bataillons quarrés. » L'épître dédicatoire à Henri IV est datée « De vostre ville de Kimpercorentin ce 10. iour de Nouembre 1598. » Il s'y trouve une table des hauteurs méridiennes du soleil à Saintes. — Une Louise de Suberville était, en 1695, veuve de Nicolas de Mon-

chiac *; l'archevêque de Tours, Seguin d'Authon, pa-

taigne, écuyer, seigneur de Courbiac près de Saintes, de la famille de l'auteur des Essais. Voir notre article les Montaigne en Saintonge dans la Revue de CAunis et de ta Saintonge, IV année, n° 4, 25 janvier 4 867.

A propos des hommes illustres du Chapitre de Saint-Pierre, on a parlé de Suberville, de « ses écrits », qui sont tous compris dans le seul Henry-Mètre , et de « sa célébrité dans le monde savant » , célébrité telle, en effet , que le nom de l'auteur est ignoré de tous les ouvrages historiques ou bibliographiques, sauf Brunet, et qu'il n'est pas même parvenu jusqu'à la Biographie Saintongeaise. On aurait dû, à aussi juste titre, citer l'abbé de la Varenne , chanoine et archidiacre de Saintes, qui, avec l'abbé Racine, chanoine de la Rochelle , Galliot , théologal d'Angoulême , Gilbon, doyen de la faculté de théologie de Poitiers , fut un des collaborateurs de la grande Histoire Littéraire de la France par les Bénédictins ; ou bien Nicolas Sené , de Saintes , théologal du Chapitre, prédicateur du roi , docteur en théologie , un des correspondants de Guez de Balzac; ou Fronton de la RochedeGuimp, de Saintes , et Joseph de Lajaunye , de Bordeaux , chanoines de Saint-Pierre , qui aidèrent aux auteurs du Gallia C/iristiana , ou bien Pitard , chanoine de Saintes, auteur, aussi inconnu que Suberville , d'un livre Vinnocence défendue contre la calomnie des ministres de Cliarenton en leur èpître au roi sur la proposition de M. Arnoux , 1616; ou bien le cardinal Bernard d'Albi, archidiacre de Saintes , l'ami de Pétrarque et son correspondant, qui vante son talent poétique , et pour lequel nous renvoyons à Y Appendice n° II; et bien d'autres encore.

4. « Du mesme couste , il y a sur main gauche la chappelle de mr sainct iehan et saint iacques , et y auoit a main droite en entrant en la dite chappelle ung tombeau et riche sepulchre bien dore et azuré qui estoit le sepulchre de ceux de la maison darchiac;

triarche d'Antioche et ambassadeur de Charles V 1 ; les doyens du Chapitre Goumard 2, de Tourret-

et cest trouue faisant une fousse pour enterrer feu mr de perignat, chanoine et archidiacre de xaintonge , quand viuoit , de la dite église , qui estoit de la maison do pons , ung tombeau de pierre dans lequel y auoit este enterre ung calice de cuiure dore auec une chasuble toute pourrie , et y trouua on encore des offrois dicelle chasuble la ou il se congnoissoit quelle estoit garnie dorfrois dor et dargent dont il en feut tire, les faisant brusler , quelque peu dargent; et disoit on que cestoit le tombeau dung cardinal qui auoit este de la maison darchiac qui auoit este mis et enterre la. Lon disoit que ce cardinal qui auoit fonde les messes de notre dame le samedi ; et a cela il y a de la parence parceque iai veu et moi mesme disant la messe de notre dame, le samedy , ay dit, disant loraison Inclina Domine etc., etadiouxte a la dite oraison Presbiteri cardinalis de arcliiaco »... Tabourin , fo 274. ~ Gallia , II, 1089.— Appendice, III.

1. Seguin d'Authon, que M. Hauréau, Gallia christiana , XIV, 12'!, nomme d'Anton, ordonna que son corps fût porté à Saintes, inhumé dans le chœur de Saint-Pierre, et il légua à cette église une grande partie de ses biens, sans oublier dans son testaments sa sœur Marguerite d'Authon, dame d'Aumagne, Jean d'Asseure, et autres parents. Voir Appendice no IX.

2. « Au dessoubz desquelles chappelles dessendant pour entrer dans leglise la ou lon fesoit le seruice il y auoit une autre chappelle la ou il sy disoit fort souuent messe que lon appelloit la chapelle desgommards, que auoit fait bastir ung gommard , doyen de la dite église saint pierre , laquelle chapelle sappelloit la chappelle de sainct iehan levangeliste, autrement des gommards, la ou il y auoit de chasque couste dicelle ung sainct iehan levangeliste et ung sainct iean lapocalipse; et y alloit on dire la messe

tes *, du Refuge 2 et de Guitard 3 ; les évêques Nicolas

souuent, parcequil y auoit deux chapellanies desseruies en la dite chappelle fondées par le dit gommard doyen, et oultre Ion y alloit fort souuentes fois dire la messe que la dite chappelle estoit fort bien accomodee et bien ornée. » Ici. , f« 292.

1. « Audessoubz de laquelle chappelle (celle des ïourettes) et partie dicelle il y a une vouste, la ou Ion mettoit les corps morts de ceux de la maison de torrettes; louuerture de laquelle et entrée dans icelle estoit, comme elle se trouueroit bien encore, hors la dite chapelle, vis advis lentree dans icelle chapelle. le le say pour y auoir entre quand iestois enfant de cœur , quand le corps de mf le chantre dangliers y feust mis ; la ou il y auoit de grosses barres de fer sur lesquelles feust mis le corps du dit dangliers , et y auoit, outre le sien , trois ou quatre autres corps qui estoient dans des coffres de bois. le ne say pas a la vérité cy les dits corps nestoient point dans du plomb couuert de boys; et despuis le dit dangliers ni a este mis aucun, parceque la ruine de la dite église neufve a bouche louuerture de la dite voûte et entrée de la dite sépulture. » Tabourin , f° 290 verso. — Guy de Tourrettes , fils d'Élie de Tourrettes , seigneur de Saint-Dizant près de Mirambeau , premier président au parlement de Paris , et d'Isabeau Gombaud , fut abbé de Sablonceaux , doyen du Chapitre de Saintes, et élu évêque de Saintes ; il mourut en 1519. Il eut pour frère Elie de Tourrettes , second président au parlement de Bordeaux , seigneur des Rabainières et de Pisany. Sa sœur Charlotte de Tourrettes épousa Arthus- Guillaume de Vivonne , seigneur de Saint-Gouard , dont elle eut Arthus de Vivonne, seigneur de Pisany , époux de Catherine de Bremond d'Ars-Balanzac. Le quatrième fils d'Arthus de Vivonne fut Jean de Vivonne, marquis de Pisany, né à Pisany près de Saujon , en 1530, qui eut de Julie Savelli , petite-nièce de Léon X, Catherine de Vivonne, plus tard marquise de Rambouillet.

de la Courbe (a), Alexandre de Saint-Mauris (b) , Pierre deLacoré(c), Germain delaChataigneraye (d), le cœur

2. « Deuant la maison canonialle ou de présent rar arnaudeau chanoine demeure , il y auoit la chapelle de la trinite , qui estoit bien couuerte, voutee et vitrée, dans la quelle on ydisoit souuent messe. Il y auoit des messes du crucifix qui se debuoient dire dans icelle chappelle et quelques chapellanies desseruies en icelle: car souuentes fois estant enfant de cœur ie y ay este pour ayder a dire la messe , quauoit fait bastir ung doyen du refuge. » /</., f. 290. — Cette chapelle existe encore, derrière le chœur , près de celle des Tourrettes ; mais elle est abandonnée. Au pendentif de la voûte se voient les armes des du Refuge. Gallia, II, 1090 et 1 09 1 . D'argent à deux fasces de gueules à deux couleuvres d'azur affrontées et posées en pal.

3. Pour la chapelle des Guitard, voir ÏEpigraphie santone et aunisienne, page 277, et le Gallia, II, 1091.

[a). « Obiit die 13 Julii an. 1617, sepultusque est in choro suae ecclesiae, qui tune erat ; sed hodie locusest in navi. » Gallia, II,

(6). « L'an 1710 et le 25e jour du mois de décembre mourut dans le palais épiscopal messire Alexandre de Ghevriers de Saint-Mauris, évêque de Saintes, âgé d'environ 55 ans. Son corps fut inhumé le lendemain dans cette église cathédrale dans la chapelle du saint sacrement, m^ du chapitre ayant fait l'office. En foi de quoy i'ay signé Lajaunye curé. » Registres paroissiaux de Saint-Pierre. no 1208.

(c). « Le huit de septembre mil sept cent soixante trois, a été inhumé dans l'église cathédrale Saint-Pierre de Saintes le corps de monseigneur Simon-Pierre deLacoré, évêque de Saintes, décédé le cinq du présent mois, à l'âge d'environ soixante trois ans. Les cérémonies de sa sépulture se sont faites par un grand concours

de Louis Bassompierre, un de nos plus remarquables prélats J. Là reposent une foule innombrable de

de peuple. Dupuy, curé de Saint-Pierre.» Registres paroissiaux de Saint-Pierre, no 943. — Simon-Pierre de Lacoré , né à Paris en 1690, grand-chantre de l'église Saint-Pierre de Saintes, docteur en théologie de la Faculté de Paris. Consultez Entrées épiscopales.

(d). <i Le deuxième d'octobre mil sept cent quatre-vingt huit a été inhumé dans le chœur de cette église cathédrale le corps d'illustrissme et révérendissime Germain de Ghastaignier de la Ghastaigneraye, évoque de ce diocèse, mort le vingt neuf de septembre dernier, à l'âge d'environ soixante et deux ans, après avoir reçu les sacrements de l'Église. En foi de quoi j'ai signé: Marchai curé. » Registres paroissiaux de Saint-Pierre.

4. a Hic episcopus multis tum naturae, tum gratias dotibus instructus, aiiis praelatis in assidua sui gregis custodia, in caritate erga pauperes, pietate, munificentia, morum sanctimonia suo œvo prsefulsit.» Denis de Sainte-Marthe, Gallia chrisliana, II, 4 086. — Sous son épiscopat fut rebâti le couvent des Frères mineurs Gordeliers renversé par les Calvinistes : d'où vient le nom de place des Cordeliers et celui de Quai des Frères. L'hôpital de la Charité, près de l'évêché, fut confié aux Frères de Saint-Jean. — « Leurs Majestez ont honoré le sieur de Bassompierre, Euesque de Xaintes, de la charge de premier aumônier de Monsieur frère unique du Roy, en faveur de son mérite et de ses services. » De Poitiers, le 7 décembre 4 654 ; Gazette de France. — Voir Oraison funèbre de Pierre de Bassompierre, par Philippe le Féron, docteur en théologie de la maison el société de Sorbonne; Saintes, 4 676, in-4. Le Féron, archidiacre d'Aunis, avait été grand-vicaire de Bassompierre avec François-Josias delà Tour, chanoine et archidiacre; outre d'autres écrits, il est auteur d'un ouvrage : « Défense d'un livre intitulé Renversement de la morale de Jésus-Christ par les erreurs des

prêtres qui, pendant tant de siècles, donnèrent dans une vie modeste l'exemple des vertus ecclésiastiques, dirigèrent tant d'âmes dans les voies du salut , et dont les noms, connus de Dieu seul, sont inscrits au livre de vie. Julien Soderini 1 et les trois Rochechouart Mortemart 2 y avaient des tombeaux magni-

Calvinistes touchant la justification, etc, contre le sieur Merlat, ministre de Saintes » , in-12 , Paris, 4678. Le Féron est mort le \\ avril 1 692. — J'ai dit un mot dans mes Entrées épiscopales à Saintes, d'une petite aventure qui donna lieu à la publication, en 1670, de l'ouvrage suivant : Consvllation faite par vn avocat du diocèse de Saintes à son curé sur la diminvtion du nombre des f estes ordonnée dans ce diocèse par monseigneur Cévesqve de Saintes. Cet ouvrage est attribué au savant et fécond bachelier de Sorbonne, Jean-Baptiste Thiers, curé de Ghampron , quoique Du Pin veuille, à tort, croyons-nous, en faire honneur à l'évêque luimême. — Voir Appendice n° IV.

\ . « Il y auoit une statue esleuee en bosse qui tenoit une crosse, et estoit la dite statue de marbre blanc et la crosse aussy; et estoit enrichi le tombeau dor, dargent et azur ; et a la voûte dicelluy il y auoit des anges esleues aussy en bosse. » — Tabourin , 277 verso.

2. « Comme Ion descendoit de la porte dudit simetiere pour aller au cœur de la dite eglize, a la dessente sur main gauche, il y auoit une fort belle chappelle que Ion appeloit la chapelle desainctblaize ou de mamory, autrement la chapelle rochechouart, dan^ laquelle chapelle y auoit ung très beau el riche monument esleue en pierre de marbre qui estoit sur main droite en entrant dans icelle chapelle; en la quelle dite chapelle Ion y alloit souuent dire messes tant haultes que basses et mesmes les dimanches et a

fiques, véritables chefs-d'œuvre. Tous ces hommes, pieux chrétiens, qui voulaient être enterrés à l'ombre des autels , sous la protection de saint Pierre , dans un sol tout pétri des corps de martyrs, avaient fait des donations importantes à l'église 1 .

Quarante chanoines 2, douze vicaires, une nombreuse psallette qui comptait soixante choristes au moins 3, y célébraient les offices avec une magnificence dont les traditions ne sont point perdues de

quelques festes de lannee. La dite chapelle etoit tant haulte que autour dicelle dorée et azurée auecforce petitesymagesfaictes tant de bois que de plâtre, toutes dorées, etdepetits anges, le toutfaict en bosse. Et y auoit deux forts beaux vitreaux, lun qui estoit vers le simetiere , lautre vers leglize neufve, auxquelz il y auoit du fil darchal de crainte que les dits vitreaux feussent casses par les enfans. » Tabourin, f° 272.

\ . L' Appendice n<> V contient les anniversaires les plus importants de Saint-Pierre.

2. La note n» VI de l' Appendice donne la composition du Chapitre au moment où il fut supprimé, et aussi le récit de son dernier jour.

3. « lay veu aultrefois que les deux soubz chantres et douze vicaires de la dite eglize portoient des haulmusses comme les dits sieurs doyen et chanoines, non de mesme couleur, mais dautre couleur tirant sur le noir et le rouge.... Il y auoit en tiennement... plus de soixante ou quatre vingts choristes dans icelle eglize qui y portoient tous le surplis.... Et oultre il y en auoit daultres qui estoient prestres et daultres que Ion appeloit les bacheliers, qui nestoient point in sacris. » Tabourin , folio 293 verso.

nos jours 1 . Le Chapitre avait un droit quasi épiscopal sur trente-trois paroisses du diocèse 2. L'évêque de son côté était seigneur de Saintes , et exerçait une juridiction et suzeraineté temporaires sur les deux tiers de la ville 3. A son entrée solennelle dans sa ville épiscopale, il était porté par les quatre premiers barons de la province, les seigneurs deTaillebourg, de Tonnay-Charente, de Matha et de Barbezieux, usage qui dura jusqu'aux guerres civiles de XVIe siècle *. Un nombre considérable de reliques attirait la foule 5.

4. On verra à Y Appendice n° VII comment fut organisée la psallette par l'évêque constitutionnel et le directoire du district.

2. Ainsi il donnait des dispenses de bans et de parenté, fulminant des rescrits de la cour de Rome, accordait des visa, desdémissoires , des pouvoirs de prêcher et de confesser, d'absoudre de tous les cas qui ne sont pas expressément réservés au pape, consacrait les calices, bénissait les vases destinés au culte et ornements sacerdotaux, érigeait des églises, des chapelles, autels, tous droits qui appartiennent essentiellement à l'évêque. Mais ces droits lui étaient contestés. Voir Procès-verbaux du clergé de France, VIII, 2e partie, page 2374. Mgr Germain de La Ghateigneraye, qui s'en plaignit à l'assemblée générale du clergé de France en 1775, eut gain de cause. Voir aussi Privilèges de l'église cathédrale de Saintes, 4621, in-'4o.

3. On trouvera à Y Appendice no VIIÏ, ses droits et ceux du roi.

4 Voir les Entrées épiscopales à Saintes, page 22.

5. « Il y auoit entiennement en la dicte eglize force relicques des saincts, entre aultres il auoit la chasse des onze milles vierges que Ion mettoit tous les ioursde testes et dimanches sur lautel de

Quatorze cloches annonçaient les offices *. Autour de l'église ^ des chapelles % au nombre de plus de vingt cinq, étaient fort richement ornées et

monsieur sainct michel, qui estoit a couste de la porte de monsieur sainct iehan , a main droite comme Ion sortoit de la dite chapelle pour aller au cœur de la ditte eglize, ou il y a présent ung benistier... Outre plus il y auoit la chasse de sainct trojan qui se mettoit aux grandes festes solennelles et a bourdon sur le grand autel, et lorsque Ion fesoit des processions generalles soit pour la paixsoil pourle mauuais temps ou pour aultres nécessitez, onla portait par la ville en procession auec aultres relicques. — Dauantage, il y auoit le chef de rar sainct legier le quel ne se mettoit que sur grand autel le jour des dites festes solennelles et le jour etfestede sainct trojan, et se portoitaussy en procession quelques fois. — Il y auoit aussy ung relicquede la vraye croix , qui se mettoit aussy sur l'aiite' aux dictes festes et aux festes de saincte croix, laquelle relicque Ion portoit en procession le iour de saincte croix de may, par la ville; et men doit bien ressouuenir parce que au retour dicelle iefeus bien foitte pour auoir mis,aueclatorchequejeportois,lefeu a un toillede boutique. — Il y auoit plusieurs autres relicques qui se mettoient sur le dit grand autel aux festes solennelles et a dautres autels des chapelles de leglize, mais a présent il ni a plus rien, parce que tout a este prins et raui par ceux de la religion prétendue reformée. » Tabourin, ici., folio 249 et suivants.

\. « lay veu dans le clochier deux cloches quilz appeloient les cloches dargent que Ion disoit auoir ete dessendues aultrefois du clochier de sainct eutropepour les mettre et pandillerau clochier de sainct pierre.... Il y auoit entiennement , auant que leglize de sainct pierre feust mize par terre, dans le clochier quatorze cloches tant grosses que petites.... » Tabourin, folio 260.

%. La liste des chapellenies est à l' Appendice no X.

dotées par les soins des maisons puissantes de la province *. Elles étaient dédiées aux apôtres et aux saints. La sainte Vierge, qui avait une église au château , autrefois le Capitole, était, à Saint-Pierre, l'objet d'un culte tout particulier. Ses fêtes y étaient solennisées avec une grande pompe. Chaque semaine plusieurs messes de fondation y étaient célébrées en son honneur, le mercredi et le samedi de chaque semaine 2; et chaque semaine aussi, au jour où était

1. A gauche en entrant par la grande porte il y avait au temps de Tabourin : 4° la chapelle de Saint-Sébastien : c'est celle des Fonts baptismaux; 2° la chapelle de Sainte-Eustelle et de Sainte- Geneviève, aujourd'hui Sainte-Colombe; 3o la troisième, de Sainte- Radegonde : c'est la chapelle des âmes du purgatoire; 4<> la quatrième de Saint-Thomas, aujourd'hui Saint-Michel, où est la sépulture des Guitard. A droite : 1° la chapelle de la Visitation ; c'est le magasin des chaises ; 2o celle de Sainte-Barbe et de Sainte- Catherine, aujourd'hui de Saint-Maur; 3<> celle de Notre-Dame de Pitié ou de Recouvrance , aujourd'hui celle de Saint-Pierre, « au dehors de la quelle vers les cloistres de la dite eglize y auoit la chapelle de sainct sépulcre »; 4° celle de Saint-André et Saint- Jacques , aujourd'hui de Saint-Eutrope ; puis la chapelle Saint- Blaize ou de Rochechouart , celle de Saint-Laurent, celle du Charnier, deux chapelles non dédiées, celle de la Trinité ou du Refuge, celle du Saint-Esprit, celle desTourrettes; quatre chapelles non voûtées, la chapelle de Saint-Jean ou des Goumards, celle de Saint-Barnabé, celle de Saint-Nicolas où étaient les Fonts baptismaux, celle de Saint-Michel, celle de Sainte-Madeleine. Voir Tabourin, f. 264 et suivants.

2. « A la droite de la psalette il y auoit une chapelle que Ion

tombée sa Conception, on en faisait mémoire par une messe spéciale pendant toute l'année. Trois autels lui étaient consacrés. L'un, celui de Notre-Dame des Miracles !, rappelait, d'après l'évêque deToul, André

appeloit la chapelle des torrestes que auoit fait bastir ung doyen de torrestes qui estoit venu de bretaigne et estoit alie de la maison de pisany et sappeloit communément la chapelle des enfans de cœur de la psalette a cause que a tel iour que arriue lafeste de la conception de nostre dame, qui est au mois de décembre, toutes les semaines de lannee le maistre de la psalette deuoit une messe de la conception a mottet pour les biens facteurs de la maison de courbon , que Ion appelle a présent de sainct legier. Car ils estoient les plus proches de ceux de torrestes , comme il est a présupposer ; et pour ce faire on légua ung fief près iarnac champaigne, que Ion appelloit le fief du filz, ce me semble; et tous les enfans de coeur alloient ayder a chanter la ditte messe en la ditte chapelle ; et lautel dicelle chapelle sapeloit lautel de la saine parceque au dessus diceluy il y auoit esleue en bosse comme il apert encores a présent comment notre seigneur fit la saine a ses apostres. » Tabourin , f. 290. — On restaure (?) en ce moment cette chapelle , vrai bijou d'architecture du xvie siècle, horriblement mutilée et affreusement badigeonnée.

I. « Dauentage il y auoit une aultre cloche qui nestoit pas pendillee dans le dit clochier , que Ion appeloit la petite cloche de nostre dame des miracles, qui nestoit pourtant point trop petite, qui estoit pendillee a ung petit clochier quil y auoit au dessus la voûte qui estoit au dessus lautel de nostre dame des miracles, qui est auiourd'huy le grand autel de leglize; et la dite voûte estoit ronde comme est celle qui est au dessus lautel de sainct michel comme Ion va dans la chappelle de la dite eglize. » Tabourin , fo 260 verso.

du Saussay, un événement merveilleux *. Une nuit, les cloches sonnent d'elles-mêmes ; les habitants accourus en foule contemplent avec admiration des personnages célestes à genoux devant l'autel splendidement éclairé , rendant hommage à la Reine des anges. L'autre s'appelait l'autel de l'Annonciation; et c'était 2 un concours immense de peuple le jour où, au mercredi des Quatre-Temps de l'Avent, le diacre chantait l'évangile : Missus est Angélus Gabriel 3. Une troisième chapelle, nommée Notre-

4 . « In Santonensi pontifîcali ecclesiâ, octava purificationis sanctae Mariae propter miraculum quod illic sic contigisse produnt sacra ipsius Ecclesiae monumenta. Est in illa praecipua aede, altare Dei genitricis antiqua religione sacrum ; statua antiquior quam ob mira frequentis opitulationis insignia Beatam Mariam de Miraculis jampridem cives appellitant. Accedit vero dudum medio intempestae noctis silentio, cum alta quies urbem totam occuparet, repente, nemine movente, aerea majoris aedis cymbala mira concentus suavitate resonarunt...» Du Saussay, Marlyrolog. Gallican. 9 Februar. page 101. — « Iay bien veu que entiennement Ion fesoit aux octaues de la purification de nostre dame la feste de nostre dame des miracles ; mais despuis que Ion a prins le breuiaire du concilie Ion ne nen fait plus. » Tabourin, fo 261. — Voir F Appendice no XI.

2. « Et estant entre dans la dite eglize par la porte de Pax jEterna , il y auoit, comme elle y est bien encore a présent , sur main droitte en entrant dans la ditte eglize, la chapelle de la salutation de la vierge marie faite par lange. » Tabourin, 282, verso.

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