TOME II il
immense et méritée, mais l'excès du travail et Tardeur passionnée qu'il portait à la tribune le tuèrent à Tàge de SO ans ; et, quand il succomba à une hypertrophie du cœur, convertie en un anévrisme, sa mort fut un deuil public.
Peu de citoyens furent plus vivement regrettés que le général Foy ; ses funérailles furent émouvantes, et l'élan patriotique d'une nation, dotant d'un million la famille d'un grand citoyen, eut incontestablement une influence considérable sur la marche des événements politiques qui ne tardèrent pas à se développer.
Le département de l'Aisne donna de sympathiques regrets à la perte que la France venait de faire de l'un de ses plus illustres enfants, et les habitants de Saint- Quentin, s'associantà ce grand deuil, assistèrent au service funèbre qui fut célébré en mémoire de leur ancien député.
Pendant que nos soldats faisaient la conquête d'Alger, la France, nous l'avons dit, était en proie à ces agitations fébriles qui précèdent les chutes des dynasties.-
En effet, à la suite d'une grande révolution politique et après troisjours de combats, Charles X était tombé du trône...; forcé de quitter la France, il était allé s'embarquer à Cherbourg.... Charles X s'embarqua le 16 août 1830, et quand il quitta la France, il y avait déjà huit jours que le duc d'Orléans était le roi des Français...
Toutefois, il est un acte de courage de son gouver nement qu'il est juste de rappeler et d'honorer... il
avait décidé la conquête d'Alger, et ce qu'il y a de plus glorieux, c*est qu'il Tavait faite contre la volonté de TAngleterre. Aussi, dans cet acte d'indépendance, les contemporains saluèrent-ils deux grands résultats : la destruction définitive au profit d& la civilisation roaritirae de la piraterie barbaresque, et la première réparation des pertes qu'avaient infligées à notre puissance coloniale les funestes traités de 4 815 1 1 !