CHAPITRE SEPTIEME
république db 1848.
Présidence. — Deuxième Empire.
De 1848 A 1866.
s OMM A.inE
La Répobliqoe est proclamée en France. — Création a Saint-Qoentin de trataax manicipaax pour occuper la classe oaTrière. ~ Assemblée coDstimante ; le département de TAisne nomme 14 dépotés. — Election do 10 décembre. — Exposition des produits de l'Industrie en 1819. ~ Conseil général des mannfftctures. ~~ Création d*one chambre de commerce k Saint-Qientin. — Inaogoration de son chemin de fer. — Exposition oniterselle de Londres. — Prolongement do chemin de fer de Saint-Qoentin ^ la frontière de Belgique, afec embranchements sur Reims et Somain. — Création d*un Lycée impérial. — Chemin de fer de Saint-Quentin a Rouen, par Amiens. — Exposition universeile de 1855. ~ Situation de l'industrie k cette époque. — Crise d'Amérique. — Concours régional de 1859 il Saint-Quentin. — Modifications apportées k la législation douanière en 1860. — Système de protection. — Les traités de commerce. — Guerre d'Amérique. -^ Exposition de Londres en 1862. — Quelles ont étéjusqu'k présenties conséquences des traités de commerce pour les produits du district manufacturier de Saint-Quentin ? Situation actuelle de ses industries, de celles du département de l'Aisne. - Situation de la ville, de ses adminibtrations et de ses divers serTices — Les hommes célèbres qui y sont nés.
L'on a dit que la révolution de 1848 avait eu cela d'étrange qu'elle surprit tout le monde^, et qu'elle se termina si précipitamment que la France qui, la veille, s'était endormie en monarchie, fut étonnée de se réveiller le lendemain en république.
1 Histoire populaire eoniemporaine^ tome H, page t<
Nous ne chercherons pas à examiner les conséquences politiques de cette révolution ; nous rappellerons seulement que dans Tébranlement général qui suivit la chute de la monarchie constitutionnelle, on vit se renouveler les crises et les incidents despremières années de la révolution de 1789, et qu'avec les changements qui survinrent dans les lois et dans la direction du pouvoir, on vit aussi se modifier momentanément les conditions de la fortune publique et de la fortune privée.
A Paris, des agitations, d'imprudentes discussions sur les bases de la société, effrayèrent, la confiance et le travail s'arrêtèrent.
Déjà, depuis quelques mois, nous l'avons dit, la situation financière se trouvait compromise ; une révolution n'était pas faite pour l'améliorer....
Cette révolution venait de s'accomplir, et un gouvernement provisoire, investi, de l'autorité souveraine, s'était immédiatement constitué^. Un de ses premiers actes avait été de dissoudre la chambre des députés et d'interdire à la chambre des pairs de se réunir^. Par un autre décret il s'était engagé à garantir du travailà tous les citoyens de la république^, et, le 26 février, il avait prorogé de 20 jours les, échéances des effets de commerce.
1 II était composé dp MM. Dupont de TEare, Lamartine. Crémieux, Arago, Ledra-Rollin, Garnier -Pages et Marie. Us avaient pour assesseurs MM. Armand Marrast, Louis Blanc, Ferdinand Flocon et Albert.
t Décret du fi février 18i8, bulletin des lois.