‹ Saint-Quentin; de son commerce et de ses industries (volume 2)Chapitre 51 sur 66 · DEUXIEME PARTIE. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. — CHAPITRE VII

Noie de la page 286.

Bisooun prononcé par le Vréfident de la République à Saint- Çuentin, en réponse au toast du nkaire de la ville.

« Si j'étais toujours libre, Messieurs, d'accomplir ma » volonté, je viendrais parmi vous sans faste, sans céré- » monie. Je voudrais, inconnu, me mêler à vos tiavaux » comme à vos fêtes, pour juger mieux, par moi-même, » et de vos désirs et de vos sentiments. Mais il me semble » que le sort mette sans cesse une barrière entre vous » et moi, et j'ai le regret de n'avoir jamais pu être simple » citoyen de mon pays.

» J'ai passé, vous le savez, six ans à quelques lieues » de cette ville, mais des murs et des fossés me sépa- » raient de vous; aujourd'hui encore; les devoirs d'une » position officielle m'en éloignent. Aussi, est-ce à peine » si vous me connaissez, et sans cesse on cherche àdéna- » turer à vos yeux mes actes comme mes sentiments. » Par bonheur le nom que je porte me rassure, et vous » savez à quels hauts enseignements j'ai puisé mes con- » vie tiens.

» La mission que j'ai à remplir aujourd'hui n'est pas » nouvelle; on sait son origine et son but.

» Lorsqu'il y a quarante-huit ans, le premier consul » vint on ces lieux inaugurer le canal de Saint-Quentin, » comme aujourd'hui je viens inaugurer le chemin de n fer, il venait vous dire : « Tranquillisez-vous, les orages » sont passés. Les grandes vérités de notre révolution, * je les tVrai triompher et je réprimerai avec une égale » force les erreurs nouvelles et les préjugés anciens. En » ramenant la sécurité, en encourageant toutes les entre- » prises utiles, je ferai naître de nouvelles industries » pour enrichir vos champs et améliorer le sort du peu- » pie.... » Il n'y a qu'à regarder autour de vous pour » voir s'il a tenu parole...? Eh bien! encore, aujourd'hui, » ma lâche est la même, quoique plus facile...

» De la révolution il faut prendre les bons instincts » et combattre hardiment les mauvais. 11 faut enrichir î) le peuple par toutes les institutions de prévoyance et » d'assistance que la raison approuve, et bien se con - » vaincre que l'ordre est la source première de toute « prospérité.

» Mais l'ordre, pour moi, n'est pas un mot vide de sens » que tout le monde interprète à sa façon; pour moi, ») l'ordre c'est le maintien de ce qui a été librement élu » et consenti par le peuple. C'est la volonté nationale n triomphante de tqutes les factions. Courage donc, habi- » tants de Saint-Quentin : continuez à faire honneur à » notre nation par vos produits industriels. Croyez âmes » efforts et à ceux du gouvernement pour protéger vos b entreprises et pour améliorer le sort des travailleurs, s

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