‹ Saint-Quentin; de son commerce et de ses industries (volume 2)Chapitre 54 sur 66 · DBUXIÈHB PARTIS. — CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

DBUXIÈHB PARTIS. — CHAPITRE VU

Note de la page 323.

Au mois de juillet 1855 époque où Ton ne savait pas en core ce que deviendraitlaguerre de Criniée,rempereur convoqua les chambres extraordinairement, pour leur demander l'autorisation de faire un emprunt de 750 millions et de fixer à 140,000 hommes le contingent de la classe de 1855, qui devait être appelée en 1856. Le pays répondit avec empressement à la souscription, dont le capital atteignit le chiffre énorme de 3 milliards 652 millions. Dans Tarrondissement de Saint-Quentin 3,477 personnes souscrivirent à cet emprunt, pour la somme de 756,450 francs de rente, et elles versèrent 5,575,750 francs.

(Renseignements de M. Girardin, ancien receveur particulier.)

DBUXiâME PARTIE. — CHAPITRE VII.

Note de la page 325.

La chambre de commerce de Saint-Quentin écrivait en juin 1856, au ministre :

< Si les mesures proposées sont utiles au paj's, elles ne peuvent que gagner à être étudiées avec maturité ; et, dans tous les cas, leur application pourrait se faire graduellement et avec des délais déterminés pour éviter à rindustrie des secousses funestes. Le système qui nous régit dure depuis près d*un demi-siècle, et rien n'oblige à le renverser précipitamment. Serait-ce trop d'accorder à nos manufactures un délai de deux années pour écouler les marchandises dont elles sont encombrées, et de leur garantir cinq années de sécurité après l'adoption du tarif. >

Et le 10 août, elle disait encore :

« Nos fabricants ne redouteraient pas la concurrence étrangère, s'ils se trouvaient dans les mêmes conditions de production que leurs rivaux; s'ils n'étaient pas obligés de supporter des frais de premier établissement presque doubles de ceux qui incombent aux manufacturiers anglais; s'ils ne payaient pas la houille beaucoup plus

cher et s'ils n'avaient pas à subir à Tentrée un droit de '26 pour 0/0 y compris les déchets. »

DBUXIBMB PARTIE. — CHAPITRE Vil.

Note de la page 328.

A la révolution, le décret du 8 mars 1793, qni supprimait toutes les fondations, fit fermer Técole de dessin, et le legs de Délateur, consistant en 4 certificats de propriété d'une rente de 1,376 livres 7 sous et 4 deniers, fut confisqué par la nation.

Lors de la liquidation de la dette publique, en ventôse an XII, les certificats de propriété du bureau de charité furent seuls liquidés. La commission administrative des hospices protesta contre la fausse application de la loi, et voulant faire revivre une création utile au commerce, elle vota le 4 vendémiaire an xii un secours annuel de 800 francs sur la liquidation du bureau de charité pour l'entretien de cette école. Celle-ci subsista avec la petite subvention de 800 francs paj.ée par la commission administrative des hospices et celle de 400 frnncs fournie en 4803 par la ville, jusqu'à ce qu'un homme de bien, un ami de Délateur, M. François - Auguste Bellot, vint, par un legs, rendre à l'école ses moyens d'existence. Il légua, par son testament du 1" juin 1806, différentes sommes, lesquelles, converties en rentes, produisirent celle de 2,200 francs. Monsieur Bellot est mort le 9 février 1808. Depuis, le conseil municipal a voté à cette écolo une subvention annuelle de 1500 francs.

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