‹ Saint Raymond de Pennafort et son époqueChapitre 121 sur 203 · Voir la note précédente · texte numérisé non relu

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2. Sicut pro certo didicimus sorore propria abutebatur in contemptwn religionis christianœ; ab infantia etiam sua concubinas patris sui quœrebat diligentissime... Vix enim ei aliqua placere poterat nisi sciret pat rem suum prius concubuisse cum ea. (P. de Vaux-Cernay. — Bouq. t. xiv, p. 10. ) Malgré la véhémence du ton, la Chronique de Pierre de Vaux-Cernay offre un caractère d'exactitude dont on peut se convaincre par une étude attentive. M. P. Meyer, un adversaire, appelle Pierre de Vaux-Cernay un auteur généralement bien informé. (Débat d'Isarn, p 228.)

votre foi, tout oser, ici comme en toutes choses, dans l'attente du Consolamentum par qui tout est effacé. Ainsi faisait Raymond VI cité plus haut. Iljurait et se parjurait à plaisir — juravit pluries, pluries perjuravit 1 . Quant aux parfaits, il importait, pour donner autorité à leur doctrine fallacieuse, qu'ils conservassent certaines apparences. Ils posaient pour les principes austères. « Nous vous conduirons, disaient les agents recruteurs de la secte, à un homme qui ne jure pas et qui ne sait mentir ; il vous enseignera le droit chemin du royaumecéleste a. » Cette attitude des purs était néanmoins susceptible de défaillances, et devant un intérêt plus fort que ses scrupules, l'hérétique consolé savait, comme un simple soldat dans la secte, mentir, jurer et se parjurer 3.

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