L. de Tuy. L. III, c. v
3. Dicunt quod non est peccatum mutuare ad usuram (Monet. p. 247). Ipsi dicunt usuram nullum esse peccatum (Rainier, Cf. De falsa pœnitentia catharorum). Non est necesse ut quis restituât (Monet. p. 548).
mêmes de l'étreinte des novateurs , c'est contre ces deux fléaux connexes, l'usure et l'hérésie, qu'ils se soulèveront. En somme, lescathares passent pour être intéressés, âpres au gain, grands coureurs de foires et de marchés, peu scrupuleux quant aux moyens d'acquérir. — Suntavariet cupidi, dit Etienne de Bourbon. Sunt avarissimi et tenaces, dit à son tour Frère Rainier, qui les a vus si bien à l'œuvre C'est à cette banqueroute qu'ont abouti les préceptes de désintéressement que la secte a fait sonner si haut.
Dira-t-on derechef qu'il faut admettre une exception en faveur des parfaits, liés, eux, par une sorte de vœu de pauvreté ? Mais de ce vœu, il en va comme de leur vœu de chasteté : c'est un mensonge à ajouter à tant d'autres, a II y a, dit Rainier, beaucoup de riches parmi les cathares, chacun d'entre eux s'industriant à amasser du bien et à le conserver *. » Et si l'on veutque ces termes généraux s'appliquent aux croyants aussi bien qu'aux parfaits, ou même aux seuls croyants, voici du même auteur un autre passage écrit évidemment à l'intention des parfaits. Ces hérétiques, d'après Rainier , « gardent à leur avoir, et sans s'inquiéter de l'obligation de restituer, le fruit de leurs rapines, de leurs usures, de leurs larcins, à moins qu'ils ne préfèrent le faire passer aux mains de leurs fils ou de leurs neveux encore engagés dans le siècle 3 » .
La conclusion se tire d'elle-même : unis dans leur