‹ Saint Raymond de Pennafort et son époqueChapitre 178 sur 203 · Le B. Jourdain. Cf. Echard, t. i, p · texte numérisé non relu

Le B. Jourdain. Cf. Echard, t. i, p

2. L'historien, comme le juge enquêteur, tient compte des infiniment petits, quand ils doivent produire la lumière. Une des gloires de Foulques est son étroite liaison avec un Saint. Voici des détails à ajouter au témoignage très explicite, mais qu'on voudrait moins laconique, du bienheureux Jourdain de Saxe. Quoi de moins exposé aux regards des hommes que la virginité d'àme et de corps ? C'est l'histoire de toute une vie dans ses replis les plus cachés. Il faut, pour l'attester avec autorité, des témoins d'un ordre absolument intime. Foulques est par rapport à saint Dominique du nombre de ces témoins. En effet, si nous consultons l'enquête ordonnée en vue de la canonisation du serviteur de Dieu, nous entendrons un déposant déclarer avoir entendu dire à Foulques, évêque de Toulouse, que Dominique était vierge. Ces deux personnages mettaient encore en commun d'autres secrets. La pénitence, elle aussi, aime à se couvrir de voiles. Or une religieuse, du nom de Beceda, rapporte dans l'enquête qu'elle a dû se procurer du crin très rude pour en confectionner des cilices à l'usage de Foulqueset de Dominique. Cf. Echard, t. 1, p. 57, 58.

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