‹ Saint Raymond de Pennafort et son époqueChapitre 192 sur 203 · Chanson , p · texte numérisé non relu

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Ojb CHAPITRE XII. — LA CKOISAOK CONTRE LES ALBIGEOIS.

semblait voir un grand arbre où s'abritaient les oiseaux du ciel. Il comprit que cet arbre représentait Montfort, a le tuteur de nombreux pupilles — multorum pupillorum tutori ». Soudain l'arbre fut renversé et les oiseaux s'envolèrent dans toutes les directions. Dominique, en hâtant la dispersion de ses fils, voulait ne pas les laisser à la merci des événements.

Aussi, n'y a-t-il pas lieu de s'étonner que, après avoir puisé si largement dans le personnel de la maison naissante de Toulouse, il ne laisse à celle-ci que deux Frères , Pierre Cellani et Thomas, ces hommes de la première heure. Mais les vides, malgré les temps mauvais, vont se combler rapidement. D'excellents choix repeuplent Saint-Romain : vous voyez réunis sous ses cloîtres Pons de Samatan, fondateur bientôt du couvent de Bayonne; Arnauld, l'auteur de celui de Lyon et son premier Prieur ; le bienheureux Romeu de Livia, second Prieur de cette maison et, dans la suite, cinquième Provincial de Provence; Raymond de Falgaire ou de Felgar appelé, en 1 232, à remplacer Foulques sur le siège de Toulouse.

Au mois de septembre, Dominique s'éloigna. Il ne devait plus apparaître au couvent de Saint=Romain qu'à la dérobée et comme voyageur, une première fois en 1218, une seconde et dernière en 1219. En ces deux occasions il eut à consoler les Frères et à raffermir leur courage. La situation s'était assombrie.

Lei3 septembre 12 17, à la distance de quatre ans moins un jour de la bataille de Muret, un événement préparé de longue main vint, à cause de son caractère inopiné, surprendre comme un coup de foudre ceux-là mêmes qui l'attendaient. A la faveur d'un brouillard épais

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