‹ Saint Raymond de Pennafort et son époqueChapitre 194 sur 203 · Chans. p. 3o4 et 3io · texte numérisé non relu

Chans. p. 3o4 et 3io

uns au château Narbonnais avec les croise's qui s'y sont renfermés, d'autres dans la demeure de l'évêque, d'autres entin à l'abbaye de Saint-Sernin ou dans les cloîtres de Saint-Etienne. Soit par caresses, soit par menaces, le comte Raymond ne tarde pas à les persuader de quitter leurs asiles '. Ils obéissent et ils viennent se fondre dans le gros des découragés, des lassés , des résignés, de ceux qui , bon gré mal gré , s'accommodent du régime nouveau et qui , demain , seront des ralliés.

Mais s'il y a des ralliés , il y a des réfractaires: on le sait par des pièces officielles relativesaux événements qui vont suivre. Durant le siège, les capitouls, d'accord avec Raymond VI , confisquent au profit de la défense commune les biens meubles et immeubles de diverses catégories d'habitants. Y sont compris ceux qui, au moment de la restauration des anciens comtes , sont sortis de la ville pour s'attacher à la fortune de Simon — qui cum Simone Mont is/ortis exierunt — ceux qui, plus tard , ont quitté la ville sans l'agrément du comte et des consuls; ceux qui , résidant dans les châteaux , villes et tenures dudit Simonet d'autres ennemis, ne sont pas rentrés dans la ville; ceux enfin qui, demeurés dansToulouse, se sont refusés à prendre part aux frais de la défense comme ils le pouvaient et le devaient 2. Plus tard encore, après les deux sièges essuyés par Toulouse, celui de 1 2 1 8 où succombe Montfort, et celui de 1219 conduit par l'héritier de la couronne de France, les mesures de rigueur sont poursuivies. En 1220 , vous voyez les biens d'un bourgeois , partisan de Montfort, misa l'encan et vendus au profit du trésor municipal. A ces spoliés , ajoutez un grand nombre de faidits ou bannis. Le jour où , de

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