‹ Saint Raymond de Pennafort et son époqueChapitre 6 sur 203 · XII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS

comme autrefois, Clovis, Childéric, Dagobert, Charlemagne, au lieu d'employer des noms francs.

L'usage ne se raisonne pas : s'il est exclusif du caprice, il n'est pas moins discrétionnaire. Qu'il soit routine ou tyrannie, il se peut qu'il y ait inconvénient à s'y dérober. En s'appliquant à dégager les noms propres des variantes d'orthographe, de prononciation, d'altérations successives, qu'ont amenées les temps ou que comportent les lieux, on s'engage dans des transformations sans fin, dont le moindre inconvénient est de dérouter les lecteurs inexpérimentés. N'y a-t-il pas lieu de craindre, par exemple, que ceux-ci, distinguant là où il faudrait identifier, ne fassent de Bernard Guidonis et de Bernard Gui deux personnages différents , et ne considèrent

le second comme un écrivain nouvellement découvert ?

Il y a à ces rectifications savantes de la chose reçue un autre péril: c'est celui du manque de logique. Nous avons tenu à nous en préserver.

Si, dans nos deux volumes, nous avons évité de donner au roi d'Aragon le nom de Jacme, c'est que nous ne voulons pas, au cas où nous nous serions rencontré avec le fils de Marie Stuart, être induit logiquement à lui donner le nom de James *.

Si nous n'avons pas employé le nom de Guillem, usité

i. Ici, nous l'avouons, nous avons contre nous l'autorité fort grave de M. de Tourtoulon. — Hist. de Jacme I.

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