‹ Saint Raymond de Pennafort et son époqueChapitre 94 sur 203 · HONNEURS RENDUS A S. RAYMOND. IL QUITTE LA COUR ROM. 28 I · texte numérisé non relu

HONNEURS RENDUS A S. RAYMOND. IL QUITTE LA COUR ROM. 28 I

à nos affaires et à celles de l'Eglise dont je suis l'indigne pasteur, affaires qui vous seront expliquées davantage par un de mes clercs, porteur des présentes. Pour l'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ et au nom de la confiance que nous vous portons, daignez examiner soigneusement ces affaires: retranchez, ajoutez, corrigez, et, si vous rencontrez quelque chose de contraire à la justice, effacezle totalement. Et ainsi, ayant passé sous la lime de votre prudent conseil, nos demandes et nos propositions pourront recevoir leur forme dernière de la main du grand ouvrier, je veux dire du Souverain Pontife. En terminant, j'affirme à votre charité, disposée à tout croire, que, dans les négociations recommandées à votre bienveillance et à votre haute sagesse, nous n'avons été guidé par aucun intérêt périssable, mais par l'unique considération des choses éternelles et du salut des âmes l. D

Ici, c'est une sommité parmi les évêques qui a fait choix de l'humble religieux pour son intermédiaire auprès du trône pontifical. D'une manière plus habituelle, Raymond servira, à Rome comme en Catalogne, de canal entre le chef de l'Eglise et le roi d'Aragon. C'est lui — nous y reviendrons dans la suite — qui détermine ce prince à établir, de concert avec le Saint-Siège, l'Inquisition dans ses Etats. C'est lui encore — et nous l'avions marqué par avance en traitant des origines de la Merci — qui, interprète du royal parrain et protecteur de cet Ordre, en obtient la confirmation d'un Pontife incapable de rien refuser aux demandes toujours justes de son fidèle et irréprochable conseiller.

Tant de mérites appelaient une récompense. Tout en Raymond, la naissance, la science, la vertu, l'éclat des

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