‹ Saint Séverin, apôtre du Norique (453-482): (453-482)Chapitre 23 sur 81 · I. Eug., VI, XIV, XXVI, XXXIU, XXXIV, XXX VIU · texte numérisé non relu

I. Eug., VI, XIV, XXVI, XXXIU, XXXIV, XXX VIU

a. £ug., XXVI.

l'homme INTÉRIEaR. 73

Une autre fois, on vît s'arrêter devant le monastère un chariot barbare. Un jeune Ruge d'une dizaine d'années y était étendu. Il était atteint d'un mal qui, d'après la description du chroniqueur, pouvait être une carie des os. Il souffrait si cruellement que tous ses voisins étaient remplis de pitié. On avait fait appel à tous les secours de la médecine, mais sans succès. La mère de cet enfant, une veuve, le déposa devant la porte et commença à faire entendre des lamentations et des prières. Elle exigeait un miracle : a Eli quoi ! s'écria Séverin, faut-il que toujours je sois la victime d'une fausse renommée ! Pourquoi me croyez- vous capable de ce que je suis impuissant à faire ? Il n*est pas en mon pouvoir de réaliser de semblables choses. Je ne puis que vous donner un conseil, avec Texpérience d'un homme qui a déjà éprouvé la miséricorde de Dieu. » Et il prescrivît à la veuve de faire aux pauvres quelque largesse, suivant seâ facultés. Alors la pauvre Barbare, se dépouillant rapidement des vêtements qui la couvraient, voulait aussitôt les distribuer aux pauvres. Admirant sa naïve ferveur, Séverin lui ordonna de s'en revêtir et lui fit entendre des paroles d'espoir. Puis il ordonna aux moines un jeûne de quelques jours, se mit en prières, et l'enfant guéri put retourner à pied chez lui. Le

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