‹ Saint Séverin, apôtre du Norique (453-482): (453-482)Chapitre 60 sur 81 · I. Jac, Ep. caih. V, i · texte numérisé non relu

I. Jac, Ep. caih. V, i

l'invasion des ALAMANS. 153

péril n'était qu'ajounié. Les Barbares ne manqueraient pas de revenir plus nombreux, et renouvelleraient avec plus de chance de succès leur tentative avortée. La situation devenait intenable. Sans les avertissements de Se vérin, accompagnés d'un incident providentiel, la ville de Lauriacum, avec tout le concours du peuple qu'elle abritait, avec tous les biens et les subsistances qu'on y avait accumulés, tombait aux mains des Barbares.

Personne, au dehors, ne suivait avec plus d'attention la marche des événements, que Félethée, le roi des Ruges\ Il conçut alors un grand projet où l'intérêt personnel avait au moins autant de part que celui qu'il* pouvait porter aux Romains. S'il éprouvait quelque amour pour ceux-ci, c'était l'amour du propriétaire pour son troupeau. Par leur habileté dans les arts et les métiers, par leur assiduité d'agriculteurs, par leur application au travail, toutes qualités qu'il ne pouvait demander à ceux de sa race, Romains et romanisés s'étaient rendus indispensables aux Barbares, et pour pourvoir à leur subsistance, et pour satisfaire aux besoins de toutes sortes qùê le contact avec uue civilisation plus raffinée développait en eux chaque jour davantage.

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