Eug,, XLIV
reprirent le dessus el les Romains furent plus maltraités que jamais.
Mais la Providence veillait. Le châtiment ne devait pas tarder à s'abattre sur ces hommes qu^une crainte superstitieuse ne retenait plus.
La discorde, en effet, se mit dans la famille royale. Quelles furent les causes du drame, on Tignore. 11 est vraisemblable que Frédéric se souleva contre son frère et entraîna dans son parti une portion de la nation des Ruges. Toujours est-il qu^un mois après le pillage du monastère il tombait sous le poignard de son neveu^ cet autre Frédéric que sa mère avait jadis arraché, au prix d'une capitulation, des mains des orfèvres esclaves. Ainsi furent accomplies les menaces de Se vérin.
Cette mort tragique ne ramena pas la paix dans Je Rugiland. Forts de l'anarchie qui le déchirait, les Barbares voisins le harcelèrent, ne cessant d'empiéter sur les domaines de Félethée.
Cette situation dura environ quatre ans. Mais un homme, bien qu'accablé du souci des plus grandes affaires, ne perdait pas de vue ce qui se passait sur ce petit coin de terre. Odoacre, nous l'avons vu, n'avait jamais oublié les liens qui le