‹ Saint Severin, apôtre du Norique (453-482)Chapitre 21 sur 64 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Saint Sërerin : Thomme intérieur. — Son amour de la solitude. — Comment il le concilia avec la vie active. — Pourquoi il ne fut ni prêtre, ni ëvéque. — Set austérités. — Son humilité. — Sa bonté. — Foi qu'inspirent ses mérites. — Saint Séverln médecin des corps et des ânaes. — Puissance merveilleuse qu*on lui attribuait. — Sévérité envers ses moines. — Singulière résurrection d'un mort.

L*acûvité de saint Séverin, nous Tavons dit^ est prodigieuse. Il est partout, il voit tout, pourvoit à tout. Il connaît tout le monde, Romains et Barbares, dirige les premiers, conseille ou intimide les seconds. On ne peut imaginer une vie publique plus hérissée de difficultés et de périls, plus dévorante. En outre il est abbé de plusieurs monastères, veille en personne au recrutement et à la formation des moines. Enfin il doit se tenir au courant de tout ce qui se passe, non seulement dans la province, mais dans toutes les provinces limitrophes. Eh bien ! Toute cette activité extérieure était en contradiction formelle avec ses

SAmT SÊVERIN.

goûis €l robëissance à sa vocalion est une violence cantiDuelle raite â ses iaclînations, Ed eO*et, îl avait Tamour de la âolitudef et s'il n'eût dé* pendu que de lui, il aurait mené au d^i&ert la \m érémitique et contemplative, par laquelle^ du reste, il avait débuté ^

Il sut toutefois concilier dans une certaine me* sure le penchant de son âme et la vocation coûtraire dont il sentait Timpérieux et incessant appel. Fondateur de monastères^ il séjoumait souvent dans Tun ou dans lautre, surioyt a Favianes, placée a peu près au centre de sa sphère d'action, et où il devait avoir une sorte de noviciat, mais d'aucun il ne fit sa résidence Ëxe. Aussi souvent que les affaires le lui permettaient, il vivait seul, à un mille environ de Favianes, dans une petite habitation du village de Burgus'. Il n'était jamais si heureux que lorsqu'il pouvait s'y livrer sans contrainte à Toraison» Mais il ne pou-* vait guère jouir longtemps de cette solitude. En effet, outre que le monde qu'il fuyait le recher-

1, Lei irait» abondent qui prouvent cette diaposîtion

de SéveriQ »ur laquelle soo biographe iDiîste à ptutieun reprise a* Eug,^ IV^ 6. Ccitula parva cantealtiâ... quam*^is eum ^uiei ctUiilm dtleciaret,,^,

i. E^g-^ 1^1 7» -''^ secr^litm hahitacuium,,* imptus ie<:fd£hat ut komlnum dtdinata frequertiîa,,. erathne continuA Deo ptûpiuj iHkmrer^ÎM

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