‹ Saint Severin, apôtre du Norique (453-482)Chapitre 23 sur 64 · ITiy., IV, II · texte numérisé non relu

ITiy., IV, II

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mais sur là faule commise el sur le prêtre de qui éuit venu le scandale.

La foi qu'il ÎDspirail éiaît si passionnée que de toutes parts on venait solliciter de lui des gu Prisons* Son humilité en souOraii, 11 ne pouvait supporter qu'on lui attribuât un pouvoir miraculeux qu'il ne se reconnaissait pas lui-même. Il s*ef' frayait des prodiges que Dieu accomplissait par son entremise et craignait surtout qu'on ue lui en attrihuat le mérite. Mais comment résister aux instances de ceux qui souflFraient? Alors il leur recommandait la pénitence, lui-même entrait en prières j versait des larmes abondantes, et souvent la guérison récompensait la foi des uns, Târdente cbarité de Tautre.

Un jour, les habitants de Joviacum, qui avaient été précédemment témoins d'un miracle du saint V^ lui amenèrent une femme qui depuis longtemps souffrait d'une maladie de langueur. Elle était mourante et déjà Ton préparait les obsèques ; les pleureuses et les joueurs d'instruments faisaient entendre leurs lanienlations funèbres. Soudain ses proches eurent Fidée de la conduire à Séverin*

I, Eug,^ XII Ij i-î. Alors qu^un soir aucun prêtre ne pouYuit parrcDir à allumer s^oa cierge, dans rëglise de cette ville, Séverm^ disait-oo, s^ëlait mu en prière et k Bien sVuii allumé de lut-méme.

l'homme intérieur.

Ils font cesser le bruil, cDlèvent la malade, remportent et la déposent presque insinimée devant la cellule : ^ Que prétendez- vous faire ? » leur de-» manda-t-il. m Nous voulons que par ta prière tu la ramènes à la vie. » Alors il se prit à pleurer et leur dit : * Pourquoi demander de telles choses à un homme faible comme je suis? Je eonnais h quel point j'en suis inrfîgne, et plût a Dieu que je pusse seulement trouver grâce devant lui pour mes péchés ». Mais eux : « Kous croyotis fermement que si tu pries elle reviendra à la vie >. Vaincu, le saint entre en oraison, et bientôt la malade reprit ses sens* Mais il leur dit : « N'allez pas attribuer à mes mérites ce qui vient de se passer. C'est la ferveur de votre foi qui a tout fait^ et Ton voit de semblables choses en tous lieux et chex beaucoup de natioDS^ afin que Ton sache bien qu'il y a un seul Dieu, seul capable d^opérer des prodiges et dans le ciel et sur la terre, qui rappelle quand il le veut les moribonds à la santé et les morts à la vie* »,

Le premier soin de Séveriu était de renouveler et d^ailiser la foi chez ceux qui venaient Fimplorer* Avant de soulager le corps, il songeait à ra-

I, £"g^, XI V, 3,.. fianc effim gratîam fiJei vesCr^ fervôr imeruît^ et hoc fit bt mulils loch et genûbus ut cognoscatur fptod unus sit Dcu^f faâens in cah et in terra pfodigia^ exf ïîûus perditos tn mhtem et mortu&s iûtx reitituens^

nimer rame* li pre&crivail au malade des exercices de pénitence et surLout d*in cessantes prières. Eugîppius raconte un certain nombre de guérisons et l*on ne peut s*em pécher de rapprocher les faits qu'il rapporte de ceux que Ton constate dans notre sanctuaire de Lourdes*.

Quelques-uns sont fort touchants. Témoin l'histoire de ce lépreux de IVKIan qui» attiré par h renommée du saint (on voit combien de son vivant même elle s'étendait au loin), ne recula pns devant les fatigues et les périls d'un long pèlerinage, alors surtout hérissé de difficultés, Séverin prescrivit à ses moines un jeiïne extraordinairi: et le lépreux fut guéri. Alors on lui conseilla de retourner chez lui. Mais il se jeta aux pieds du saint, et le supplia de le garder près de lui, afin qu'après avoir guéri son corps, il rendît aussi h santé à son âme, Ému, Séverin y consentît, et prenant à part quelques-uns de ses compagnons, il s'imposa avec eux une dure abstinence et de continuelles prières, afin que Dieu accordât à ce pauvre homme la grâce dont il avait besoin. Celui-ci recouvra la paix de son âme que, quelques mois plus tard, il rendait à Dieu*.

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