‹ Saint Severin, apôtre du Norique (453-482)Chapitre 41 sur 64 · L'INVASION DES ALAMANS · texte numérisé non relu

L'INVASION DES ALAMANS

orîqiie, son prestige rayonnait au delà des frontières, et Passau, bien qu'en Rliëtici était de sa clientèle.

A mesure que les Barbares approchaicDtf les labitants se reptiaient en une fuite éperdue. Abandonnant tout ce qu'ils ne pouvaient emporter avec eux, ils demandaient un refuge aux cités que rinvasion ne menaçait pas aussi immë^ diatement. Mais iU emportaient leur or, leur argent, leurs précieux mobiliers; sur les routes se déployaient de longs convois, voitures et bêles le somme chargées de grain, de fourrages, de pièces d'étoffes, d'objets de toute nature* Or, ces richesses qu'ils enlevaient étaient précisément ce qui excitait la convoitise desBarbareB. Ainsi donc la fuite, qui était le seul moyen de sauver ces biens, en en accumulant une plus grande quantité dans un même lieu, ne faisait qu'augmenter les attraits de l'appât après lequel couraient les Barbares. Et ainsi, suivant à la piste Tobjet de leur convoitise, ils étaient entraînés à pousser toujours plus loin leur conquête',

Quand donc les Barbares menacèrent Quiutana, les habitants de cette ville abandonnèrent préci*

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Ikk SAINT SÉVERIN. ^

piiamment leurs royers et descendirent jusc|U*à Passau, Celte dernière avait une g-rnade importance militaîre et commerciale. Elle était donc une proie tonte désignée* Mais quand sa richesse se fut doublée de celle de Quînlana^ elle exerça sur les Alamans nn attrait irrésistible. Traversant donc Quintana en hâte, ils marchèrent sans plus tarder contre Passau dont ils espéraient se rendre maîtres sans dilïicuUé. Maîs« cette fois» leurs prévisions furent déjouées. Quelqu'un, en effets veillait; c'était saint Séverio qui, appelé parles habi* tants, avecrexpérience et le sang froid d'un vieux capitaine, avec Tardeur d''un apôtre, avait tout préparé pour la défense.

Dés son arrivée, le saint s^était posé en maître, car Theure n'était pas aux tergiversations. IL fallait un chef indiscuté, lui-même avait foi en sa mission, et parmi ceux qui mettaient en lui tout leur espoir, nul ne songeait a discuter son autorité. Il rassembla donc toutes les forces disponibles, établit une discipline, distribua les rôlesV, et comme il n'était pas seulement un capitaine, mais avant tout un saint, il imposa, suivant sa coutume constante, des jeûnes et des prières à ses compngnons d armes. Animé d'un

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