‹ Saint Severin, apôtre du Norique (453-482)Chapitre 5 sur 64 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ta province du Noriq'ue* — Description sommaire, -^ La conquêie romaiue. — Les forteresses et Jes villes, — Étal de la province avant les inyasions (fîn du

I i^" «îède), — État de la province après les invasions et en particulier après la mort d'Attîîa. — Les Barbares. ' — Les Romains et la population romanisëe (453)>

i La province du Norique, où se développa surtout ractivilé de saint Séverio, était située sur la TÎve droite du Danube, entre la Rhétie (Bavière) au nord-ouest, et la Pannonie supérieure (Hongrie) au sud< Elle était séparée de la première par le fleuve (Enus (lun) et de la seconde par des montagnes dont la principale était le mont GEtius (Wienerwald], puis par une ligne conventionnelle cjui suivait la haute vallée du Dravus (Drau ou Drave)- Le Danube lui servait de frontière au nord-est depuis un point situé un peu au-dessus de Vindobonum (Vienne) jusqu'au con- ; fluent de Tltin où s élevait, sur la rive gauche I de cette rivière, la forteresse de Datavis (Passau) et qui sépare actuellemeutrAutriehe de la Bavière, Le Norique était divisé en Ripense (Riverain)

18 SAINT SÉVERm.

sur les bords du Dunube^ et M éditer raneim (Medîterraoéen)* Le premier élail un pays h plaines ou de colliaes, le second mon tïigneu^tt couvert par les Alpes styriennes et oorîques.

I/importance de cette province, au point de vue stratégique, était considérable parce qu'elle constituait le passag^e naturel de FEurope orientale à la Haute-Italie. Les routes de Vérone et trAqnilée conduisaient tout droit à Rome. Lei invasions de Radagaise et d*Attila ne prirent pas un autre cbemio.

C'est pourquoi, de bonne heure, les Romains avaient clierché à se rendre makris de cetie légion. Ce fut à g^raiurpeine que» sous le règne d'Auguste, Tibère et Drusus vinrent à bout des rudes populations qui rhabttaient, et plus d*uQ soulèvement leur montra combien il importait d'assurer leur conquête. Reprenant la vieille tactique qui lui avait si bien réussi au début de son histoire, Rome contraignit une grande partie des habitants a aller s^établir ailleurs, en Xïy laissant subsister que le nombre strictement nécessaire à la culture des terres. Deux places fortes furent établies Tune et Tautre en dehors du Norique, mais à peu de distance : Augusta Vindelicoruin (Angsbourg), dans la Rhéiie, et ce fut la capitale des nouvelles provinces, et Carnuntum (Deulsch-

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