Les sottises
noos bornons maintenant à les signaler. C'est eiicore à, Mazarin que Saint-Simon impute les maximes du gouveroement de Louis XIV. Il parle^ < de ses usages^ de ses préjugés, de ses ombrages mazarins d'autorité qui l'animaient contre les ducs, dont la dignité lui était odieuse par sa grandeur intrinsèque, indépendante, par sa nature, des accidents étrangers. Elle lui faisait toujours peur et peine par les impressions que ce premier ministre italien lui avait données pour scm intérêt particulier et lui avait sans cesse fait, inspirer par la reine mère; ce qui le rendit si constamment contraire jusqu'à franchir les injustices les plus senties et même avouées en bien des occasions. » Comment s'étonner que Saint-Simon, convaincu que ce ministre était l'aufeur. d'un système de gouvernement qu'il n'a cessé de combatti;e,^ génusse sur c les longues et cruelles années des pestiférés maximes et de l'odieux gouvernement du cardinal Mazarin*? » n ne manque aucune occasion de lancer un trait contre lui^, Enfin, dans une conversation avec le duc d'Orléans qu'il, veut détourner de faire Dubois premier ministre, il condense et aggrave toutes les accusations contre Mazarin, C'est le morceau capital*: « La minorité du feu roi (Louis XIV) soumit la France à une régente pour le moins aussi Espa-' gnole d'inclination que dé naissance, qui se choisit un pre^ mier ministre étranger, et le premier qui fût de la lie du peuple. Aussi ne songea-t-il qu'à lui et à s'asservir tellement la reine qu'elle lui sacrifia tout, jusqu'à se précipiter deux fois au bord des derniers abtmes et de la guerre civile pour son unique intérêt, et pour le maintenir ou le rappeler de ses proscriptions hors du royaume, à toutes risques et af-. frontant tous les périls de toute la nation, uniquennsfpt. révoltée contre le cardinal Mazarin'.