‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 105 sur 328 · MémoiTt»^ t. IX, p. 215. — 3. i&fd., t. XU, p · texte numérisé non relu

MémoiTt»^ t. IX, p. 215. — 3. i&fd., t. XU, p

3. Ibid., p. 3S4; t. XIV, p. 314, etc. — 4. îhid., t. XIX, p. 378 et suif.

5. Nous ÎDsisteroDS ailleurs sur ce point : la Fronde a-t-elle été provoqiiée

« Depuis on a vu ses fautes aux Pyrénées, que Saint-

Evremond développa avec tant de justesse et d'agrément

dans cette ingénieuse lettre qui lui coûta un expatriement

qui a duré aus» longtemps que sa très*longue rie^. Les

lettres particulières^ les mémoires, toute Thistoire du traité

de Westphalie conclu enfin à Munster et à Osnabruck, font

foi qu'il en arrêta la conclusion, aux risques de tout perdre,

jusqu'à ce que son intérêt particulier n'eût plus besoin de

la guerre pour se soutenir et se mettre hors d'état de ne plus

rien craindre*. Ce furent ses ordres secrets à Servien, son

esclave, collègue indigne du grand d'Avaux, qui mirent bien

des fois la négociation au point de la rupture, qui rendirent

la sienne avec d'Àvaux si scandaleuse et si publique, qui

mit tous les ministres employés à la paix par toutes les

puissances du côté de d'Avaux, qui produisirent ces lettres

si insultantes de Servien à d'Avaux, et les réponses de

d'Avaux, si pleines de sens, de modération et de gravité. Ce

fut enfin la conduite de Mazarin, si absurdement confite en

félonie, dont Servien avoit tout le secret, conséquemment

toute l'autorité de la négociation, qui fit tout abandonner à

d'Avaux au sein du triomphe des longs travaux de son génie

et de sa politique, qui avait su venir à bout de la paix du

Nord*, où plus d'un siècle après il est encore admiré, et

amener par là les choses à traiter la plus glorieuse paix

en Westphalie, pour venir traîner dans sa patrie, dont il

avait si bien mérité, y être sans crédit sous le vain nom de

surintendant des finances, où il n'eut jamais la moindre

uniquement par la haine contre Maxarin? nous ne voulons en ce moment qu'appeler Tattention sur ce passage de Saint-Simon.

1. Cette lettre de Saint*Evremond a été plusieurs fois publiée et entre autres à la suite de la traduction de l'ouvrage de Gualdo Galeazzo Priorato sur la paix des Pyrénées (1667, 2 part, en 1 vol. iiv-12> Cologne, P. de la Place).

2. Cette question est une de celles que nous traiterons plus loin.

3. Claude de Mesmes, comte d'Avaux, avait été chargé de négocier la paix entre la Suède et la Pologne et avait réussi à conclure une trêve de 26 ans entre ces deux puissances.

autorité, ni la moindre part au ministère, dont il vit récompenser SerTien à son retour ^

« C*est à Hazarin que la noblesse du royaume doit les prostitutions, le mélange, la confusion sous lesquels elle gémit, le règne des gens de rien, les pillages et l'insolence des financiers y l'avilissement de tout ordre, l'aversion et la crainte de tout mérite, le mépris public que font de la nation tous ces vils champignons dominant dans les premières places, dont l'intérêt à tout décomposer à la fin a tout détruit. Tel fut Touvrage du détestable Mazarin, dont la ruse et la perfidie furent la vertu, et la frayeur la prudence. Qui ne sera épouvanté des trésors qu'il amassa en moins de vingt ans de règne, traversés par deux furieuses proscriptions? Il fut prouvé en pleine grand'chambre, au procès du duc de Mazarin contre son fils, pour la restitution de la dot de sa mère, qu'elle avait eu vingt huit millions en mariage. Ajoutez à cela les dots de la duchesse de Mercœur', de la connétable Colonne', de la comtesse de Çoissous^ même celle que trouva, après la mort du cardinal Mazarin, la duchesse de Bouillon % toutes les filles de la seconde de ses soeurs» et les biens immenses qui ont fait le partage du duc de Jfevers, leur frère. Ajoutez-y les dots de la princesse de Ck>n|i* et de la duchesse de Modène'', filles de la sœur aînée du cardinal Hazarin. Tous ces trésors tirés uniquement de

1. Ce ne fut pas en 1648, au retour de la négociation do Munster, mais cinq ans plus tard, en 1653, que Servien fut nommé surintendant des finances arec Nicolas Fouquet Le comte d^Avaux était mort dès 1650 et par conséquent n'avait pas yu récompenser son adversaire. Je relève en passant ces erreurs de détail. Je réserve les autres pour la discussion qui suivra ce

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