‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 107 sur 328 · Voy. plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Ta? publié te mémoire dans VÀppendiee au t. Il du Journal d*Olkiff dVrméttony p. 74^768.

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les Hollandais à séparer leurs intérêts de œux de la France. Ge sont, à peu près, les mêmes reproches que Saint-SiaiOD fait à Mazarin ; seulement les accusations de Ghavigny sont plus précises et appuyées sur des faits.

Mazarin ne laissa pas les accusations de Ghavigny sans réponse. Au moment où il fut obligé pour la première fois de quitter la France, il adressa à Brienne une apologie qu'il est juste d'entendre après avoir écouté les griefs ^ Mazarin se défend d'abord d'avoir retardé la signature du traité : c Yoas savez, écrit^il, si j'ai empêché la conclusion de la paix et avec quelle sincérité a parlé là-dessus M. le duc de Longueville, même dans un temps qu'il n'était pas obligé à prendre ma défense, et s'il n'a pas dit diverses fois dans le conseil, après son retour de Munster, qu'il n'avait jamais pu reconnaître à quelles conditions les Espagnols y donneraient les mains, si elle eût pu se faire. Ce prince, qui en avait si grande passion pour le bien de la France et pour sa gloire particulière, et ceux qui l'accompagnaient en cet emploi', n'eussent pas manqué de la conclure, ou d'envoyer à la cour courriers sur courriers pour faire savoir ce qui les en empêchait Car, de dire que Ton eût des ordres secrets pour la traversi;r, outre que c'est la plus grande supposition qui ait jamais été imaginée, il n'y a pas d'apparence qu'un prince de la condition de M. de-Longueville eût souffert d'être traité avec ce mépris. Il n'y a personne qui puisse, mieux que vous, faire foi de cette vérité, puisque ces prétendus ordres ne pouvaient passer que par vos mains', et que, s'ils fussent venus de quelque autre que du roi dont vous aviez seul le nom en votre disposition, M. de Longueville et M. d'Avaiix eussent été sans excuse d'y déférer et obligés de préférer le bien de l'État et le repos de la chrétienté à toute autre considération,

1. Je me borne à citer queUjues passives de cette lettre inédite. Elle est datée du 24 mars 1651.

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