‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 108 sur 328 · Servien et d'Avaux dont il a été question ci-dossus · texte numérisé non relu

Servien et d'Avaux dont il a été question ci-dossus

3. Henri de Brienne était secrétaire df^tut pour les alT.iircs cuaiKcius.

et d'ailleurs, étant deux contre un, il était toujours en leur pouvoir de vaincre par leur opinion celle du troisième, en cas qu'elle eût été contraire à la leur. Ce qui montre clairement que c'est une invention malicieuse de ceux qui ne font pas scrupule d'employer des faussetés pour nuire à ceux qu'ils n'aiment pas.

c Vous savez de plus que MM. les plénipotentiaires ne se sont pas relâchés, autant qu'ils le pouvaient, pour faire la paix, et qu'ils ont écrit les raisons Irès-concluantes qui les en avaient empêchés, dont la principale était qu'ils n'avaient pas jugé à propos d'épuiser leur pouvoir, parce que leur relâchement n'aurait servi qu'à témoigner de la faiblesse, sans produire aucun bon effet, les ministres d'Espagne n'ayant jamais eu d'autre but dans l'assemblée que de tirer toujours en longueur la négociation avec la France, pour faire ce pendant un accommodement séparé avec MM. les Ëtats *, afin qu'étant délivrés de cette guerre-là, ils la pussent continuer plus fortement contre cette couronne. Ce qui pourtant n'aurait pas empêché qu'ils n'eussent été contraints & la finir et à donner les mains à une paix raisonnable, si le commencement de nos désordres ne leur eût enflé le courage et fait espérer une révolution avantageuse à leurs affaires, puisqu'il y avait des Français même qui y travaillaient en leur faveur.

c Dans le temps qu^on savait que les ministres de MM. les États avaient ordre de conclure la paix sans la France avec les Espagnols, vous vous souviendrez qu'on fil toutes les diligences imaginables, afin qu'elle pût être faite conjointement, et pour cet effet, on résolut d'apporter toutes sortes de facilités à certains points auxquels les Espagnols faisaient semblant de s'arrêter le plus.

I. On désignait -sous ce nom les Ktils des Provinces -Un les, qui forraaiejU À cette époque une république fédérativo, dont la Hollande était la principale contrt-c.

a)4 . ^x,ami:n critique

u Vous yous souviendrez auasi qu'en ce temps^è, dans une affaire de cette importance, on jugea à propos d'assembler des conseils extraordinaires qui furent tenus au palais d'Orléans (au Luxembourg), et quelques-uns même chez moi par ordre de S. A. B. S dans lesquels on lisait \^ dépêches de Munster, on examinait tous les points, on y réiiolvait les réponses, et après avoir été faites, on les gisait de nouveau dans le conseil pour voir s'il y avait quelque chose à changer, ajputer ou diminuer, un chacun témoignant brûler d'envie de Caire ou dire quelque chose qui contribuât à la perfection d'un si grand ouvrage^ Mais tout^ ces dilîgjences n'aboutirent à rien, let le comte de Pegnaranda' fit connaître à découvert quels ordres il avait, puisqu'il n'eut jappais de. repos, aussitôt que la ratification du traité de Hollande fut venue, qu'il ne se fCit retiré de Munster pour n'être pas pressé des médiateurs' h l'accommodement avec la France,

. « Je n'aurais pas été seulement un perfide, mais un insensé, si je n'avais pas travaillé avec toute l'ardeur imaginable et du meilleur de mon oo&ur à l'accomplissement de la paix, puisque, par ce moyen, la tranquillité étant rétablie dans le royaume avec toutes les félicités que la guerre en ba^nnit d'ordinaire, no;x-seulement j'aurais eu part à la douceur et au. bien que ce repos aurait produits, mais on m'ai|rait donné beaucoup de gloire et de bénédictions de ce que j'y, aurais contribué, sans que la malice même et l'envie eussent pu fournir de matière pour attaquer ma conduite, ni à l'égard de n'avoir pas su conserver les alliés et amis de la France, puisque j'en avais accru le nombre, ni d'avoir laissé perdre les avantages que le feu roi avait remportés sur les ennemis, ni d'avoir mal pris le temps, et avoir employé les moyens et les forces de l'État faiblement dans les entre-

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