Le .premier des plénipotentiaires espagnols
3. Lçs médiateurs étaient les ambassadeurs du pape et de Venise.
prises qu'on avait faites en Flandre, en Allemagne, en Lorraine, en Italie et en Catalogne, pour les affermir avec de' nouvelles et importantes conquêtes, ni d'avoir manqué à' entretenir Tunîon en la maison royale et le calme dans le royaume, les grands et les plus relevés étant en la dispos!-' tion de bien servir, ni d'avoir enfin causé la moindre dïmi-natîon h la haute réputation que la France s'était acquise' parmi toutes les nations, puisqu'on avait vu, àurant les cinq premières années de la régence, que les parlements et les personnes les plus considérables avaient pris plaisir à côntri-* buer au bonheur de l'État (ou, au moins, aucun ne s^y était ouvertement opposé *), éclater de tous côtés tant d^actions à l'avantage du royaume et à la gloire de la nation; on avait vu tant de peuples et de princes avoir t'ecours à sa protection oo rechercher son amitié, et, par sa seule entremise, rétablir" une parfaite intelligence entre le défont pape* et les princes d'Italie avec lesquels il était en guerre, et terminer les diffé^ rends entre la Suède et le Danemark. Ce qui n^était pas, ce me semble, à mépriser, étant fait après la mort d'un des' plus zélés, vigilants et prudents ministres qui ait jamais été, ' et d'un si grand et si sage roi, très-glorieux et autorisé, qui laissait son successeur à l'Age de quatre ans, avec la guerre allumée en tant d*endroits, les finances épuisées, et avec de si puissants ennemis qui croyaient le temps venu de prendre leur revanche avec usure et donner la loi. Ce qu'il fat aisé de voir par les propositions qui furent faites au commencement de la régence, et particulièrement par le papier que Saavedra, plénipotentiaire d'Espagne, qui arriva le premier à Munster, donna à Touverture de rassemblée*. Ceux qui, pour me rendre odieux aux peuples, mettent toutes