Négoctationt pour lusMccntion d'Espagne y t. II, p
DES.MâMOIEBS D£ StAIKT-SIMON. dOd
de nos joQrs. M. Mîgoet réflume^ dansle passage siii?aiit^ la aitoatioD de la France en JEurope à la mort de M iasarin ' : « Ce grand a^inistre avait gouverné la France pendaïit près de vingt années I dans les troubles ou dans la guerre. Sorti dôi troublas par une adresse patiente » qui avait lassé plus que vaincu le caractère national; sorti de la guerre par des vic^ toires éclatantes et des traités glorieusement avantageui; il avait laissé , en mourant » son royal pupille dans le repos et la grandeur, n lui avait transmis un État compacte, un pourvoir absolu, une armée sciperbe, les meilleuTs génértax-^ l'Europe, des ministres habiles formés de sa main^ et des finances qu'il était facile de rendre prospères. La paix>de Westphalie, complétée par la ligue du Rhin» et la pâte des Pyrénées étaient son ouvrage.... Elles avaient constitué l'Ali lemagne contre rempereur«. abaissé la maison d'Autriche et donné à la France la prépondérance politique sur le con<- Vneut. t
Ajoutons que les puissances du Nord, Suède, Danenitf k et Pologne» avaient pris Mazarin pour médiateur dans leurs différends, et conclu, sous son influence, les traités de Go^ penhague et d'Oliva (1661). L'Angleterre était engagée dans les embarras intérieurs de la restauration des Stuarts, TEs** pagne impuissante, l'Autriche abattue. Tout préparait la grandeur que la France allait atteindrOi sous Louis XIV. Ces faits répondent de la manière la plus éclatante aux atta^ ques passionnées de Saint-Simon.