Ibid., p. 269. — 4. Ibid., p
gerSy qui étudiaient avec curiosité etiriielligencele gouvernement français. Leurs relations attestent Terreur de ceux qui croient, avec Saint-Simon, que c*est Mazarin qui est Tauteur despestifires maximes du pouvoir absolu.
Les guerres de religion interrompirent pour quelque temps les progrès de la royauté. On vit alors se tourner contre Tautorité monarchique les instruments d'administration qu'elle avait elle-même créés contre la féodalité. Ainsi, dans la seconde moitié du seizième siècle, les gouverneurs de province et les parlements se mirent souvent à la tète de l'opposition qui se couvrait du masque de la religion ^ Il fallut que Richelieu abatttt l'autorité des gouverneurs de province; il le fit avec une vigueur à laquelle on ne saurait comparer la politique cauteleuse de Mazarin. C'est surtout le ministre de Louis XIII qui a détruit les privilèges de l'aristocratie. Il ordonna de raser tous les châteaux et forteresses qui n'étaient pas situés sur les frontières ^ Les charges de connétable et de grand amiral, qui étaient réservées aux chefs de la noblesse, furent supprimées*. Richelieu lui-même s'empara de la direction de la marine sous le titre de grand maître et de swrvnlendara de la navigation^. Quant à la noblesse, il prouva qu'il n'y avait plus de tête si haute que ne pût atteindre la vengeance des lois. Les supplices du prince de Ghalais, de MontmoreAcy-Bouteville et du maréchal de Marillac, l'exil de la reine mère et du frère du roi firent trembler les plus illustres.
Richelieu, s'appuyant sur l'autorité de Tacite', déclare que
1 . Voy. dans les Économies royales de Sully (chap. lx ) une conversation entre Henil IV et le duc de Montpensier sur le pouvoir des gouverneurs de province; voy. aussi la Chronologie novennaire de Palma Cayet, à Tannée 1591 (coll. Petitot, 1" série, t. XXXIX, p. 269). — L*ambassadeur autrichien Bttsbeck, pariant des parlements dans une lettre du 4 octobre 1&84, dit qu'ils ne régnent guère moins que le roi : « Concilia, quae par lamenta m vocant, régnant ain Gallia non minus fere quam ipse rex. •