Ce mot désigne Anne d'Autriche
apporter quelque remède à ce que vous savez qui me fait de la peine et qui me la fera toute ma vie. Je vous conjure de vous souvenir de ce qu'il vous a plu de me faire espérer sur ce siget, et qu'assurément la passion et la fidélité que j'ai pour vous et pour la moindre de vos satisfactions mérile bien que vous songiez un petit à guérir la maladie, qui, sans votre assistance, sera incurable.
« Vous en avez eu depuis peu de jours une belle occasion, ayant vu plusieurs lettres de la cour qui portaient que la personne dont est question vous avait bien fâchée par des emportements qui étaient fort contre le respect que tout lé monde vous doit, et pour une affaire dont il n'y a qui que ce soit qui ne la condamne, outre que l'ouverture de la cassette sera de grand préjudice, puis qu'il fera public ce que du Bosc^ y avait laissé pour servir le confident en ce que vous
1. Loret donne quelques détails sur ce du Bosc (tugt liiitori^, 2^ 6e^ totre 1659» lettre XL1-) :
M onsiear Dobosq digne d'estime Jadis mon amy trè»>intime, Et de mesme climat que moy, L'an des interprètes dn roy Bt gentilhomme ohes la reine, Dont l'Ame estoit de Tertas pleine; Enfin, ce Dnbosq qne je dis.
Que je tiens estre en paradis, D*aotant pins qa'il estoit l)on et sage, Est décédé dans le voyage, DepoJs trois semainee oa plos, A Balonne on Saint-Jean de Lus.
n sçavoit fsârt des harangues, Estoit docte en diverses langues, Gomme il a montré plosieurB fois, Servant avec esprit nos rois.
Son ame estoit noble et loyale.
Estant poor la cause royale Toqjonrs ferme comme une tour ; Et, qnol(|u11 fût homme de cour, Sa probité fut infinie; Il vivoit sans cérémonie; L*£minence et Lenrs Miû^tés Faisoient cas de ses qualités.
savez. Je vous réplique* que tout le monde témoigne d'être scandalisé du procédé de ladite personne, et diacun sachant qu elle ne m*aime pas, et voyant que vous avez la bonté de souSi*ir la h^teur avec laquelle elle se conduit avec sa propre maîtresse, tous tirent une conséquence qu'elle a tout pouvoir avec vous.
« Je vous demande pardon, de ce que je prends la liberté de vous écrire sur cette matière, puisque cela ne procède que de ramitié et de la confiance que j'ai aux anges , qui seront toujours les maîtres d'en user en cela et en tout ce qui me regardera comme Ils voudront, sans que je change jusqu'à la mort d'être ce que je vous dois. En quoi vous ne m'avez pas beaucoup d'obligation , puisque quand même je le voudrais, il me serait impossible de l'exécuter. Mais j'ai grande joie de savoir que je ne le pourrai et je ne le voudrai jamais. »
Quelle personne Mazarin désigne- t-il dans ces lettres? Les écrivains du temps ne donnent à cet égard aucune explication; mais on voit par des lettres inédites de Bartet à Mazarin' qu'il s'agit de Mme de Beauvais, femme de chambre de la reine , que Mazarin avait déjà fait éloigner de la
Bref, ohacun U chéiisioit oomm« Un fort prude et fort lioanéte homme.
0 cher Dabosq, esprit charmant, Qni, comme moy, fus bas-Normand, Courtisan à présent céleste, Qui, par un sort trop t^t funeste, Es mort travaillant pour la paix; > Estant avec Dieu désormais, Sans plus redouter les tempestes Que le ciel suspend sur nos testes, Ce Lorat qui t'estimoit tant Et qui , dans ce monde inconstant, ' '" ^< * ' Ne te peut survivre de guères.
Se recommande à tes prières.