Jf^. de Sainl-Simim^ 1. 1, p
3. La DOUTolle porte Saint-Honoré avait été bâtie en 1633, à reitiémitô occidentale de U rue Saint-fionoré, près du couvent des filles de U Conception.
3. Le duel eut lieu en janvier 1647. Vardes était plus jeune que Claude de Saint-Simon, qui avait à cette époque 39 ans.
père feignit d'avoir oublié quelque chose en haut, s'excuse et remonte, puis redescend, trouve laRoqueSaint-Chamarant, trë&-brave gentilhooune qui lui était fort attaché et qui commandait son régiment de cavalerie, qui lui devait servir de second, monte avec lui en carrosse, et s'en vont à la porte Saint-Honoré.
c Vardes, qui attendait au coin d'une rue, voit le carrosse de mon père, le frôle, le coupe ; coups de fouet de son cocher et riposte de celui de mon père; têtes aux portières; ils arrêtent, et pied à terre. Ils mettent Tépée à la main. Le bonheur en voulut à mon père : Yardes tomba et fut désarmé. Mon père lui voulut faire demander la vie; il ne le voulut fias. Mon père lui dit qu'au moms il le balafrerait. Yardes rassura qu'il était trop généreux pour le faire, mais qu'il se confessait vaincu. Alors mon père le releva, et ils allèrent séparer les seconds. Le carrosse de mon père se trouvant par hasard le plus proche, Yardes parut pressé d'y monter. Mon père et la Roque Saint-€hamaraDty montèrent avec lui, et le remenèrent chez lui. Il se trouva mal en chemin etblessé au bras. Ils se séparèrent civilement en braves gens, et mon père s'en alla chez lui.
c Mme de Ghâtillon^ depuis de Meckelbourg, logeait dans ime des dernières maisons,- près de la porte Saint-Honoré, qui, au bruit des carrosses et des cochers, mit la tète à la fenêtre et vit froidement tout le combat. Il ne tarda pas à faire grand bruit : la reine. Monsieur', M. le Prince* et tout ce qu'il y avait de plus distingué, envoyèrent chez mon père, qui, peu après, alla au Palais-Royal et trouva la reine au cercle. On peut croire qu'il y essuya bien des questions, et
1. Elisabeth-Angélique de Moatmorency-BouteviUe , soeur du maiéohal de Luxembourg. Elle avait épousé, en premières noces, Gaspard de Goligny, due de Châtillon. Elle se maria dans la suite av^c Christian*Louis, duc de Meckiembourg, que l'on écrivait alors Meckelbourg.