‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 13 sur 328 · td., p. 6. — 4. Ibid.y p. 91. — 5. /Wd., p · texte numérisé non relu

td., p. 6. — 4. Ibid.y p. 91. — 5. /Wd., p

6. Ibid., p. 127 et suiv. — 7. iWd., p. 188. — 8. /Wd., p. 3.

beim sur le vieux Rhin S eu Tarmëe commandée par le maréchal de Lorges. » Ainsi cette œuvre devait occuper Saint- Simon pendant près de soixante ans, puisqu'il y travaillait encore en 1751*.

L'année suivante (1695), Saint-Simon épousa la fille atnée du maréchal de Lorges*. Quelque estime que méritât cette personne par sa sagesse et son esprit de conduite, Torgueil du duc et pair dut souffrir d'une alliance qui le rattachait par les femmes à une famille de traitants. La nouvelle duchesse de Saint-Simon était, par sa mère, petite-fille du financier Frémont, et la malice des contemporains n'a pas manqué de relever le contraste entre l'origine obscure de la femme et la morgue aristocratique du mari\ Du reste la duchesse de Saint-Simon contrastait de toute manière avec le duc : elle avait plus de sens que d'esprit, plus de simplicité que de hauteur, plus de régularité que d'éclat. Ses vertus, modestes servirent maintes fois à contenir les saillies impétueuses du duc de Saint-Simon, et le sauvèrent déplus d'un écueil.

Saint-Simon suivit encore quelque temps la carrière jnilitaire. Mais reconnaissant qu'il ne pourrait briller dans les armées, il saisit en 1702 un prétexte pour y renoncer. A la suite d'une promotion d'officiers généraux dans laquelle il n'avait pas été compris', il écrivit au roi pour lui annonc^rque sa mauvaise santé l'obligeait à quitter le service. Saint-Simon raconte que le roi en fut très- piqué* : « Il ne me parla plus; sps regards ne tombaient sur moi que parhasard. » Il est douteux que Louis XIV ait été aussi blessé que le prétend Saint-Simon. On voit en effet que rien ne fut changé dans la vie du jeune courtisan. Ce duc et pair de vingt-sept

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