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à Lenet qu'il pouvait prendre toute confiance à son cousin k duc de Saiint-Smon^ qui lui avait offert reiraUe en son gouvernement de Blaye \ U ajoute un peu plus loin : « lie chevalier de Todias nous assura, par ses lettres, que le duc de Saint-Simon se mettrait avec Blaye dans Tintérèt des princes'. »
Lenet, persuadé que Ton pouvait compter sur le duc de Saint-Simon, fut un de ceux qui conseillèrent de conduire à Blaye le jeune duc d'Enghien et la princesse de Condé, sa mère, « Je fis convenir toute l'assemblée, dit-il', qu'il valait mieux les mener à Blaye, gouvernement du duc deSaint-Si* mon, qu'ailleurs, parce que la place est assez bonne, qu'elle ne se peut attaquer sans armée navale; qu'on pouvait, en cas de nécessité et quand même tous nos desseins viendraient à échouer dans le royaume» les faire passer en Angleterre, en Hollande, en Flandre, en Espagne, selon que la suite des affaires le ferait juger plus à propos. D'ailleurs, le duc de Sainte* Simon avait moins de capacité pour concevoir de grands desseins, moins d'intrigues à la cour et plus de crédit dans Bordeaux, à cause du voisinage de sa place, et celle-là nous était de la dernière conséquence. Il avait pardessus tout cela rhonneur d'avoir épousé Mlle de Portes *, proche parente de la princesse douairière de Coudé, à qui il avait donné de grandes espérances de se Jeter avec Blaye dans les intérêts des princes. >
Ces considérations décidèrent la princesse de Condé* à écrire au duc de Saint-Simon la lettre citée plus haut Sommé de tenir sa parole, le duc n'hésita pas à nier la réalité de la promesse qu'on lui rappelait. Il joua la surprise