‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 141 sur 328 · Gost^o d'Orléans · texte numérisé non relu

Gost^o d'Orléans

Mazarin/Quel contre-temps à un homme établi de se yenir jeter dans la tempête sm: une mer pleine de périls et d'écueils, agitée encore par les vents et les orages , et dont les mouvements incertains ne pouvaient qu'être évités par uo esprit tant soit peu judicieux !» Je ne prolongerai pas cette citation qui atteste que Chavigny était à son tour blessé avec les armes du ridicule et de la satire, qu'il avait employées contre ses ennemis.

Mazarin ne se montrait pas mieux disposé que Retz à regard de Ghavigny. Après avoir écrit à Fabert, le 24 avril 1651 ^ : « Je suis ravi de ce qu'on me mande de Paris, que H. de Chavigny sera de mes amis. » Le 19 mai, MazariD mandait au même personnage : « L'on fait courre des bruits à Paris que je vous ai écrit d'offrir à M. de Chavigny le rétablissement dans sa charge et la confidence de la reine, pourvu qu'il me raccommod&t avec M. le Prince. Vous savez ce qui en est, et si je suis capable de parler en ces termes de la reine; mais je vois par là qu'on n'oublie rien pour me nuire et me décrier. Je ne sais comprendre quel fondement peut avoir une semblable malice, »

Mazarin revient sur le même sujet dans une lettre du 27 mai : < Je vous écrivis un mot de ma main, l'ordinaire passé ^, sur ce que Ton me mandait que M. de Chavigny se vantait de certaines choses mal à propos. Je vous dirai à présent que cet avis m'est confirmé de tous côtés , et que ledit sieur de Chavigny publie hautement que vous lui avez écrit pour lui oilrir, de ma part, s'il voulait être de mes amis, la principale confiance de la reine et son rétablissement dans la charge de secrétaire d'État. Vous savez si je vous ai rien écrit d'approchant et si le discours que je vous fis à Sedan

1. Bibl. Imp., Râcueil Congé, t. LXVI, 4* série, avec la note suivante de la jnain de Cangé : « Copié sur les originaux qui sont à M. le- comte de Caylus. » Ces lettres sont datées de Brûhl, près de Cologne, où s'était retiré Mazarin.

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