Ibid., p
à cette époque la charge de surîntendante de la maison de la reine. — Second exil de la comtesse de Soissons(i680); elle se réfugie en Espagne; Saint-Simon l'accuse d'avoir empoisonné la reine d'Espagne (Marie-Louise d'Oiléans). — Aucun des contemporains ne partage cette opinion. — Elle est îonnellement réfutée par le témoignage de Tambassadeur de France à Madrid. — Erreur de Saint-Simon sur les dernières années de la comtesse de Soissons. — U .se trompe également en prétendant que le fils aîné de la comtesse de Soissons avait épousé une fille bâtarde de La Gropte- Beauvais. — Contradictions de Saint-Simon dans les passages où il parle du duc de Mazarin.
Les nièces de Mazarin n'ont pas plus trouvé grâce devant Saint-Simon que le cardinal lui-même. Il en est une principalement sur laquelle il revient fort souvent, avec un mélange de vérités et d'erreurs qu'il est nécessaire de démêler. Je veux parler d'Olympe Mancini, comtesse de Soissons. Il la suit depuis l'époque où elle brillait à la cour, et s'efforçait d'entraîner et de dominer le jeune Louis XÏV, jusqu'à sa mort ; il n'a pas même épargné sa postérité.
Olympe Mancîni, qui avait épousé, en 1657, Eugène de Savoie-Carignan, comte de Soissons, fut nommée en 1661 surintendante de la maison deia reine, et eut officiellement une des plus hautes positions de la cour. « Elle y régnait, dit Saint- Simon ', par un re»te de la splendeur du feu cardinal Mazarin, son oncle, et plus encore, par son esprit et son adresse, en était devenue le centre, mais fort choisi. C'était où se rendait tous les jours ce qu'il y avait de plus distingué en hommes et en femmes, qui rendait cette maison le centre de la galanterie de la cour, et des intrigues et des menées de l'ambition. Ce fut dans cet important et brillant tourbillon où le roi se jeta d'abord, et où il prit cet air de politesse et de galanterie qu'il a toujours su conserver toute sa vie, et qu'il a si bien su allier avec la décence et la msgesté. »
Ces dernières assertions sont contestables : ce n'est pas à