Henriette d'Angleterre duchesse d'Orléans
3. Saint-Simon parle de cette fille du maréchal de Gramont, qu'il désigne sous le nom de Mme de Monaco (T. XX, p. 45-46).
4. MUe du Fouilloux touchait une pension de Fouquet et cherchait^ comme on le voit, à ftiire valoir les services qu'elle lui vendait
passante Cette intrigae n'ayant pas réussi, la comtesse de Soissons et Yardes, son amant, fabriquèrent une lettre éciile en espagnol 'y afin de révéler à la jeune reine les amours de Louis XIY et de Mlle de La Yallière. Cette lettre tomba entre les mains du roi, et on ne tarda pas à en découvrir les auteurs: Ils furent exilés*. « La comtesse de SoissonS| dit Saint-Simon ^, fit sa paix et obtint son retour, par la déaiission de sa charge de surintendante de la maison de la rdne, qui fut donnée à Mme de Montespan. » Il y a là une inexactitude. Ce ne fut pas à cette époque (1665) que la comtesse de Soissons abandonna cette charge, mais seulement en 1680. Obligée alors de quitter la France, parce qu'elle était compromise dans Taffaire des poisons, elle vendit sa charge de surintendante à Mme de Montespan , moyennant deux cent mille écus*.
Olympe Mancini se réfugia en Flandre, où elle fut poursuivie par la populace comme empoisonneuse. De là elle passa en Allemagne, puis en Espagne, où, si Ton en croit Saint-.Simon, elle joua un triste rôle. La reine d'Espagne était à cette époque Marie-Louise d'Orléans, fille unique de Monsieur, frère de Louis XIY. < Cette princesse, dit Saint- Simon *, n'avait point d'enfants, et avait tellement gagné l'estime et le cœur du roi son mari, que la cour de Yienne craignit tout de son crédit pour détacher l'Espagne de la grande alliance faite contre la France. Le comte de Mansfeld était ambassadeur de l'empereur à Madrid, avec qui la comtesse de Soissons lia un commerce intime dès en arrivant. La reine, qui ne respirait que France, eut une grande passion de voir la comtesse de Soissons. Le roi d'Espagne^, qui avait