Heurtebise ou Urtebise près de Valenciennes
4. Saint-Simon ne dit pas que Monsieur, Philippe de France, duc d'Orléans, était occupé au ^iége de Bouchain, et que c'était surtout pour couvrir ce siège que Louis XIV s'était avancé»
ges, etc., s'assemblèrent à cheval autour du roi, avec quelqpjes*uns des plus distingués d'entre les ofticiers généraux et des principaux courtisans, pour tenir une espèce de conseil de guerre. Toute l'armée criait au combat, et tous ces messieurs voyaient bien ce qu'il y avait à faire» mais la personne du roi les embarrassait y et bien plus Louvois, qui connaissait son roatire et qui cabalait depuis deux heures que Ton commençait d'apercevoir où les choses eh pourraient venir. Louvois, pour intimider la compagnie, parla le premier en rapporteur pour dissuader la bataille. Le mariéchal d'Humières, son ami intime et avec grande dépendance, et le maréchal de Schombeirg, qui le ménageait fort, furent de son avi^. Le maréchal de la Feuillade, hors de mesure avec Louvois, mais favori, qui ne connaissait pas moins bien de quel avis il fallait être, après quelques propos douteux, conclut comme eux. H. de Lorges, inflexible pour la vérité, touché de la gloire du roi, sensible au bien de r£tat,~mal avec Louvois, comme le neveu favori de M. de Turenne, tué Tannée précédente, et qui venait d'être fait maréchal de France, malgré ce ministre, et capitaine des gardes du corps, opina de toutes ses forces pour la bataille^ et il en déduisit tellement les raisons que Louvois Dième et les maréchaux demeurèrent sans repartie. Le peu de ceux de moindre grade qui parlèrent après osèrent encore moins déplaire à Louvois; mais ne pouvant affaiblir les raisons de M. le maréchal de Lorges, ils ne firent que balbutier. Le roi, qui écoutait tout^ prit encore les avis, ou plutôt simplement les voix , sans faire répéter ce qui avait été dit par chacun, puis avec un petit mot de regret de se voir retenu par de si bonnes raisons , et du sacrifice qu'il faisait de ses désirs à ce qui était de l'avantage de l'État» tourna bride, et il ne fut plus question de bataille. »
Saint-Simon tenait ce récit de son beau-père, le maréchal de Lorges, qui était , dit-il S la vérité minie. Quant à la mise