‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 185 sur 328 · Mémoiret de SaifU-Siman, t..XIl, p · texte numérisé non relu

Mémoiret de SaifU-Siman, t..XIl, p

en scène , elle appartient évidemment à* l'historien , et nous avons vu qo*à cet égard Saint-Simon n*est pas très-scrupulenx. Cependant d*autres auteurs de mémoires confirment son récit. Le marquis de la Fare, qui n'est pas moins hosiile que Saint-Simon à (jouvois , attribue la décision du roi à Tavis du maréchal de Schomberg , qui déclara que , comme le roi était venu pour empêcher le prince d'Orange de secourir Bouchain, c'était un assez grand avantage de demeurer là et de prendre cette ville à sa vue, sans se commettre à Tincer* titude d'un événement, c Le roi, ajoute là Fare, a témoigné depuis du regret de n*avoir pas mieux profité de l'occasion que sa bonne fortune lui avait présentée ce jour-là. •

Le général Saint-Hilaire ^ résume en quelques lignes cette campagne : c En Flandre, le roi marcha lui-même à la tète de cinquante mille hommes et prit Gondé. Trois jours après, il vint camper entre Douai et Valenciennes , d*où il envoya Monsieur assiéger Bouchain. Le prince d'Orange étant entré en campagne avec une armée de plus de quarante mille hommes , pour s'op'poser à ces progrès, vint se mettre en bataille sous Valenciennes, en deçà de l'Escaut, et présenta le combat au roi, qui voulait C accepter. Mais le nviréchal de Schomberg, gagné, dit-on, par le ministre, contraignit son ardeur en lui représentant qu'il fallait commencer par prendre Bouchain. La vérité est qu'on ne voulue pas exposer la personne du roi. > Saint-Hilaire, fils du général qui avait eu l'année précédente le bras emporté par le boulet qui tua Turenne, n'est pas un courtisan, et son témoignage est d'un grand poids. D'après lui , le roi voulait combattre et n'eut que te tort de céder à l'avis du maréchal de Schomberg.

G*est ce qui résulte également de la lettre suivante, qui ftit

Page 1