‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 216 sur 328 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

pardon, ou, comme on disait alors, son abolition, fût entériné'.

La mission de la chambre de justice ne se borna pas à punir les fautes passées. Elle seconda Colbert dans une œu- Tre difficile, le remboursement des rentes. Cette œuvre excita de vives réclamations. Pour apprécier avec justice ces rachats et retranchements de rentes, il ne faut pas oublier qu'elles avaient été constituées à vil prix et le plus souvent au profit de quelques riches financiers, qui prêtaient à l'État à un taux usuraire. Le roi lui-même le déclare dans une ordonnance citée par Foucault^, à la date du 8 avril 1663 : « Nous sommes particulièrement informé, par les registres, livres et journaux des trésoriers de notre Épargne, que nous avons fait examiner en notre conseil, que, de tous les abus qui se sont glissés dans l'administration de nos finances depuis plusieurs années, le plus considérable et celui qui nous a porté le plus de préjudice, et au public, par l'aliénation des plus clairs deniers de nos finances, a été la facilité que les traitans et gens d'affaires ont trouvée à l'aliénation de plusieurs parties de rentes considérables dont ils ont consommé le principal, soit en jouissance des arrérages avant le temps de leurs traités, et dans le temps de leurs traités et dans le temps des payements d'icelui, soit par des remises, intérêts et prêts supposés, et autres voie? illicites, et ont ensuite reçu de grandes sommes de deniers par la vente qu'ils ont faite à divers particuliers acquéreurs des mêmes rentes, quoique à vil prix. «

La chambre de justice fut un instrument utile pour décharger le trésor public des rentes dont il était grevé et qui étaient assises sur des fonds de nature très-diverse. Un arrêt de la chambre du 13 mars 16Q2, ordonna le remboursement d'un million de rentes établies, en 1660, sur la ferme des

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