‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 217 sur 328 · Journal d* Olivier dOrmeuony t. II, p. 4Î · texte numérisé non relu

Journal d* Olivier dOrmeuony t. II, p. 4Î

1. Journal de la chambre de justice, ms. de laBibl. imp.,t. II, p. 163 verso.

lailles. Un second arrêt, du 18 mars 1662, supprima 600000 livres de rentes constituées au profit des fermiers des gabelles. Par un troisième arrêt, du 3 juin 1662, il fut déclaré que lœ 400000 livres de rentes établies sur les cinq grosses fermes seraient remboursées. Il en fut de même des rentes sur les parties casuelles, en vertu d*un arrêt du 30 août 1662^ Le 3 avril 1663, une nouvelle ordonnance ^ supprima toutes les rentes constituées sur THÔtel-de-Ville de Paris, depuis Tannée 1656 jusqu'à Tannée 1661 inclusivement. Enfin en 1664, parut une dernière ordonnance, qui prescrivait le remboursement, au prix d'achat, des rentes établies depuis vingt-cinq ans. Cette mesure violente provoqua une espèce d'émeute*.

Golbert allégea les charges publiques en soumettant à la taille un grand nombre de privilégiés. On voit dans sa correspondance que, dès 1661, il se préoccupait de l'abus des exemptions; mais les nobles et les usurpateurs de titres de noblesse résistaient énergiquement. L'intendant de Poitiers lui écrivait que de petits nobles avaient « fait rébellion sur le sujet de la taille, ayant battu, outragé et cruellement blessé des collecteurs. > Souvent les nobles voulaient étendre à leurs fermiers les exemptions dont ils jouissaient \ Le fardeau retombait alors plus lourdement sur les classes pauvres. Louis XIV lui-même le déclare dans le*préambule d'une de ses ordonnances • : « L'expérience a fait voir que l'artitice des riches contribuables est tel qu'ils inventent de nouveaux moyens pour se sauver non-seulement de la

1. Journal de la chaMre de justice^ t. II, p. 162, verso. Je renvoie pour les détails à mon Histoire de V administration monarckiqtie en France, t. U, p. 161 et suiv.

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