‹ Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV;Chapitre 225 sur 328 · Hevue ritroipectwe, 2* férié, t. IV, p · texte numérisé non relu

Hevue ritroipectwe, 2* férié, t. IV, p

kb2 EXAMEN CRITIQUE

même retrancher l'usage des dots et pensions des religieuses. » 11 proposa en effet, comme le (irouve le journal d'Olivier d'Ormesson \ de reculer jusqu'à vingt ans les vœux des religieux et religieuses (décembre 1666). Il demandait en même temps la suppression des dots et pensions pour la plupart des couvents ' Les jésuites, et à leur tête le père Annaty confesseur du roi, combattirent ces mesures; mais leur opposition, malgré l'habileté et la puissance de cet ordre, ne suffit pas pour arrêter Golbert. Le ministre ne recula pas non plus devant l'avis du premier président, qui soutenait que ces questions n'étaient pas de la compétence du pouvoir temporel ". Il fit préparer l'édit * ; mais les uaenaces du nonce, qui déclara qu'il quitterait la France et la déclarerait schismatique, arrêtèrent Louis XIV '. Ces détails montrent combien Golbert se préoccupait de la prospérité publique et quels efforts il tenta pour remplacer l'oisiveté par le travail. Vaincu par la résistance du clergé, il fit du moins rendre des ordonnances qui défendaient de fonder de nouveaux couvents sans l'autorisation préalable du roi ' et enjoignaient à ceux qui existaient de se soumettre à l'ancienne discipline ''.

Enfin la vraie renaissance littéraire, artistique et scientifique de la France date de cette époque et fut puissamment encouragée par Louis XIV et par Golbert. Nous ne rappellerons ni les académies fondées ni les monuments construits ni les pensions accordées aux Français et même aux étrangers qui s'étaient signalés pa^ leurs travaux. Ge qu'il faut surtout remarquer, et ce que Saint-Simon a complètement négligé, c'est l'accord si rare qui existe, à cette époque, entre les forces intellectuelles et morales de la nation et la puissance souveraine, qui encourage tous les progrès et ouvre toutes les sources de prospérité. Sans doute il y a bien quelques sourdes

I. Joumalj etc., t II, p. 480-481. — 2. Ibid, — 3. iWd., p. 486.

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